Halte à Laverlochère pour les Amis campeurs
Du 20 au 23 août, une partie de Laverlochère s’est métamorphosée en véritable terrain de camping. Les roulottes se sont alignées dans la cour de la salle Le Pavillon, la rue des Écoles a été fermée pour permettre le stationnement des véhicules récréatifs, et tout le secteur du terrain de tennis a été réquisitionné pour accueillir les campeurs. Le regroupement des Amis campeurs, composés majoritairement de retraités, y tenait l’une de ses activités annuelles, transformant le cœur du village en lieu de rassemblement convivial.
« C’est un regroupement de campeurs de l’Abitibi-Témiscamingue. La moyenne d’âge là‑dedans, c’est 65‑70 ans », explique Jean Lacoste, vice‑président de l’organisation. Les membres proviennent d’un peu partout en Abitibi-Témiscamingue. Ce sont près de 70 unités qui ont élu domicile au village le temps d’un weekend, soit environ 140 personnes.
Un calendrier bien établi
Les Amis campeurs organisent quatre rendez‑vous par année. Le rassemblement d’ouverture, en juin, a été tenu à Taschereau. Évain était l’endroit désigné au départ, mais en raison de l’effondrement du toit de l’aréna, les campeurs ont dû trouver un autre lieu pour célébrer l’arrivée de l’été. En juillet, a suivi le Noël des campeurs à Dupuy. Pour l’événement, les hôtes avaient décoré la salle pour créer une ambiance festive. En août, c’est l’épluchette de blé d’Inde qui est au cœur du rendez-vous à Laverlochère. Et c’est à Macamic, en septembre, que la saison se terminera pour les Amis Campeurs.
Ces activités permettent au groupe « d’aller un peu partout en Abitibi‑Témiscamingue pour encourager les villages, et pour visiter en même temps », souligne Jean Lacoste. Laverlochère accueillait le rassemblement pour une deuxième année consécutive.
Pourquoi s’installer au cœur du village ?
Plutôt que de choisir un terrain de camping, les Amis campeurs privilégient les espaces municipaux. « Un terrain de camping, il faut que tu paies. Dans les villages, on s’organise pour aller où il y a un centre communautaire avec une grande cour et une salle qui peut accueillir au moins 200 personnes », précise le vice-président. Le partenariat avec la municipalité facilite l’organisation. Le groupe paie uniquement la location de la salle, tandis que la municipalité offre l’espace nécessaire pour stationner les VR.
Le maire de Laverlochère, Normand Bergeron, lui-même membre des Amis campeurs, joue un rôle clé dans l’accueil. « Il prend soin de nous autres… on est bien accueillis », affirme M. Lacoste. Les premiers campeurs étaient à Laverlochère dès le mercredi, impatients de s’installer.
Une communauté tissée serrée
Pour certains, revenir à Laverlochère a une saveur particulière. Michel Camirand, trésorier de l’organisation, originaire de Rouyn‑Noranda, évoque ses souvenirs liés à la municipalité. « On a “jeunessé” ici, à la fin des années 1970. On venait s’amuser dans le coin. On avait des amis ici. » Il se remémore quelques festivals auxquels il a participé dans le coin, dont la Rigolade de Laverlochère, bien sûr, mais aussi le Bal des foins de Fugèreville.
Yvon St-Pierre, de Rouyn-Noranda, fait partie du regroupement depuis une dizaine d’années. Se décrivant comme un homme assez sociable, c’est l’effet rassembleur qu’il apprécie des événements auxquels il participe. « On rencontre du monde. On participe à des jeux. On voit de nouvelles figures. C’est une gang de chums ensemble. »
L’activité phare du mois d’août, surnommée « la fin de semaine du blé d’Inde », proposait épluchette, jeux de poche, compétitions amicales, bingo et diverses activités misant sur la convivialité et la camaraderie. Même la pluie n’a pas freiné l’enthousiasme des Amis campeurs, fidèles à leur esprit rassembleur. Le groupe poursuivra sa tournée régionale à Macamic dans les prochaines semaines, toujours animé par la même mission : animer les municipalités de l’Abitibi‑Témiscamingue, un arrêt à la fois.