Société

Préserver sa santé mentale en situation de crise

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« C’est normal d’être stressé », clamait le Premier ministre François Legault lors de sa conférence de presse du mardi 24 mars. Le confinement, la solitude, la crainte de la maladie, les difficultés financières et les mises à pied peuvent effectivement venir avec un lot important de stress. Mais quelles sont les ressources disponibles si le niveau d’anxiété devient insoutenable?

C’est normal d’être stressé

Lynda Clouâtre, intervenante communautaire en santé mentale pour le Centre de prévention du suicide du Témiscamingue rappelle qu’effectivement, le stress est une réaction normale visant à nous protéger des dangers potentiels. « Il est probable cependant que ce stress vienne lourdement affecter la santé mentale. C’est pour ça que l’ensemble des organismes en santé mentale continuent leur travail, en étant présents pour de l’intervention en ligne et par téléphone et en adaptant leurs services pour respecter les consignes sanitaires », informe madame Clouâtre.

Un portrait stable, pour l’instant

Les requêtes d’aide formulées à l’organisme sont stables par rapport à ce qui se passait avant le début de la pandémie. C’est aussi le portrait qui est brossé par les autres Centres de prévention du suicide de la province. Lynda Clouâtre affirme que l’ensemble des acteurs communautaires en santé mentale demeurent prêts à répondre à une demande en croissance. « On appréhende un peu ce qui arrivera dans les prochaines semaines et c’est certain qu’on est aux aguets. »

Décrocher des nouvelles, aller dehors, faire des activités qu’on aime!

Bien que les mots coronavirus, confinement, Covid-19 et crise sanitaire soient sur toutes les lèvres, il est important de décrocher et de penser à autre chose. Selon madame Clouâtre, il est essentiel de continuer à faire des activités que l’on aime en dépit des strictes mesures de distanciation sociale. « Aussi, je pense que c’est important de prendre une petite distance avec les nouvelles et les réseaux sociaux, où en ce moment, on ne parle que du virus. Se laisser une pause pour que ça ne prenne pas trop de place, justement ».

Si toutefois certaines personnes vivent de l’anxiété et ont besoin de parler ou de se tourner vers des professionnels en santé mentale, des ressources existent afin de soutenir la population.

Lignes téléphoniques d’aide psychologique

  • Ligne d’information du gouvernement du Québec destinée à la population sur la COVID-19 : 1 877 644-4545
  • Service de consultation téléphonique psychosociale Info-Social : 811
  • Centre de prévention du suicide : 1 866 APPELLE (277-3553)
  • Ligne d’information du gouvernement du Canada destinée à la population sur la COVID-19 : 1 833 784-4397

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