Société

Centre communautaire juridique de l’Abitibi-Témiscamingue : Des employés sans contrat depuis plus d’un an se mobilisent

Une vingtaine de membres du CCJAT se sont mobilisés pour de meilleures conditions de travail
Daisy-Anne Gagné – Daisy-Anne Gagné | dagagne@journallecitoyen.com

Une vingtaine d’employés du Centre communautaire juridique de l’Abitibi-Témiscamingue (CCJAT), tous membres du Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ), se sont regroupés le 20 août pour revendiquer de meilleures conditions de travail. Les négociations sont sur la table depuis plus d’un an, mais rien ne bouge.

Le début du mois d’avril 2025 a été marqué par l’échéance de la convention collective des employés du CCJAT. Des négociations se sont alors enclenchées et un conciliateur a été nommé pour trouver un terrain d’entente. Ce dernier a déposé une première proposition, qui a toutefois été rejetée : « Le conciliateur va revenir en septembre et là, nous serons en mesure de le revoir. À ce moment, est-ce qu’il y aura quelque chose qui va débloquer ? Est-ce que ce sera une fin de non-recevoir ? On ne le sait pas pour le moment », affirme la présidente régionale du SFPQ, Josée Jolette.

Les négociations entre l’employeur et les employés durent depuis plus d’un an (Photo : Daisy-Anne Gagné)

Les membres de l’organisme d’aide juridique revendiquent de meilleures conditions de travail pour leurs secrétaires, notamment par l’octroi de deux primes : une prime d’attraction-rétention et une autre pour le travail en région éloignée. Comme les avocats du CCJAT ont déjà reçu ces bonus par le passé, cette inégalité indigne les autres employés du réseau : « Les secrétaires juridiques sont comme leur bras droit. Elles sont vraiment des acolytes dans leurs dossiers […] Si on le reconnaît pour eux, pourquoi on ne le reconnaît tout simplement pas pour les secrétaires juridiques ? » se questionne la présidente du SFPQ.

Durant la mobilisation du 20 août, les employés se sont ralliés pour démontrer leur détermination face aux prochaines négociations. Si nécessaire, le recours à la grève n’est pas exclu. « Les gens, les femmes et les membres qui sont ici sont déterminés à obtenir la prime […] Si ce n’est pas le cas, nous avons déjà un mandat de grève voté à 82 % », prévient Mme Jolette.

La présidente du SFPQ se questionne sur la future proposition de l’employeur (Photo : Daisy-Anne Gagné)

Une rencontre avec le conciliateur aura lieu dans les prochaines semaines. L’employeur et les employés tenteront alors de s’entendre sur une proposition convenant aux deux parties. Toutefois, le SFPQ et le CCJAT restent fermes sur leur position : « Une chose est certaine, pour nous, c’est la prime qui est demandée qui est importante. On sera prêts à agir dans toutes les éventualités possibles », garantit la présidente régionale, avant de conclure en ajoutant : « L’équité doit être acquise autant pour les avocats que pour les employés de soutien ! »

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