Écol-O-Parc : une classe nature enracinée dans le parcours scolaire
À l’occasion de la rentrée, un partenariat voit le jour entre la Société des établissements de plein air du Québec (Sépaq) et une demi-douzaine d’écoles au Québec. Le nouveau programme Écol-O-Parc permettra dès cette année à des centaines d’élèves, dont ceux de deux écoles de l’Abitibi-Témiscamingue, de se connecter à la nature et d’en apprendre davantage sur les écosystèmes tout en développant les compétences pédagogiques attendues dans leur parcours scolaire.
Six écoles de diverses régions sont ainsi jumelées avec autant de parcs nationaux pour offrir des occasions concrètes d’apprentissage et de contact avec le milieu naturel à des jeunes de première secondaire. Du matériel éducatif dynamique, stimulant et aligné sur les objectifs ministériels a été développé par la Sépaq et enrichi par l’expertise de spécialistes du marché jeunesse. Les retombées du projet seront étudiées par une équipe multidisciplinaire et interuniversitaire dirigée par un chercheur de l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC).
Le parcours éducatif se décline en trois étapes complémentaires : comprendre, grâce à des activités de préparation réalisées en classe, expérimenter, par le biais d’une sortie axée sur l’action dans un parc national en compagnie de gardes-parc, et agir, avec la réalisation d’un projet concret.
Les contenus proposés abordent des enjeux environnementaux actuels à travers trois grandes thématiques : les aires protégées, les comportements responsables en nature ainsi que la découverte et la cohabitation avec la faune. Ces activités visent à préparer les élèves de la première année du secondaire aux prochaines années où ils seront amenés à réaliser des projets concrets d’inventaires, de suivis écologiques et d’amélioration de l’environnement. Le programme Écol-O-Parc permet aux jeunes de découvrir leur capacité à agir concrètement pour l’environnement et à transformer leurs préoccupations en gestes positifs.
La réalisation du programme Écol-O-Parc a été rendue possible grâce à une contribution financière de la Fondation pour la biodiversité et la faune du Québec (FBFQ).
En région, ce sont l’école d’Iberville (Rouyn-Noranda) qui sera jumelée au parc national d’Aiguebelle et l’école Gilbert-Théberge (Témiscaming) qui sera jumelée au parc national d’Opémican.
D’autres écoles et parcs nationaux pourront emboîter le pas. Du nouveau matériel pédagogique destiné aux élèves de 2e secondaire sera développé au cours de l’année en vue d’un déploiement à la rentrée 2027. La volonté de la Sépaq est de permettre, d’ici 2030, à des élèves de la 1re à la 5e secondaire de vivre l’expérience Écol-O-Parc.
« Protéger la nature commence par la comprendre et l’aimer. Grâce à Écol-O-Parc, nous donnons aux jeunes les moyens de découvrir la richesse de notre patrimoine naturel, de développer leur conscience environnementale et de passer à l’action. Nous croyons que chaque élève qui vit une expérience significative en nature peut devenir une force positive pour l’avenir. C’est avec cette conviction que la Sépaq et ses équipes sont fières de contribuer à former la prochaine génération de gardiens de notre biodiversité », souligne par voie de communiqué le président-directeur général de la Sépaq, Martin Soucy.
« En soutenant le projet Écol-O-Parc de la Sépaq, la Fondation investit dans la prochaine génération d’acteurs du changement. En offrant aux jeunes des occasions concrètes d’apprendre, d’explorer et d’agir dans la nature, nous contribuons à développer leur sentiment d’appartenance aux milieux naturels et leur volonté de les protéger pour l’avenir », déclare par voie de communiqué Jean-Claude D’Amours, président-directeur général de la Fondation pour la biodiversité et la faune du Québec.
« Écol-O-Parc a le potentiel de devenir un puissant levier pour aider les jeunes à développer une relation positive avec les milieux naturels qui les entourent, fondée sur des connaissances scientifiques et propice à l’adoption de comportements favorables à l’environnement », résume par voie de communiqué Loïc Pulido, professeur titulaire en développement de l’enfant au département des sciences de l’éducation à l’Université du Québec à C