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Économie Entreprises

Les détaillants d’électroménagers craignent une hausse des prix liée à la Loi 29

Les commerçants d’électroménagers du Québec demandent au gouvernement de reporter l’entrée en vigueur du règlement découlant de la Loi 29, estimant que les nouvelles exigences risquent d’entraîner une hausse des prix pour les consommateurs.

RJE-Les électroménagers
Photo gracieuseté – Ricardo Junior Emmanuel | rjremmanuel@journallecitoyen.com

Bien qu’ils appuient les objectifs de la loi visant à mieux protéger les consommateurs et à favoriser la réparabilité des appareils, les détaillants soutiennent que les dispositions réglementaires actuellement prévues entraîneront des répercussions importantes sur les coûts de vente des électroménagers.

Selon l’industrie, plusieurs fabricants ont déjà avisé les marchands de hausses de prix attribuées aux nouvelles obligations imposées par la Loi 29.

Propriétaire de Meubles Poisson ltée, Marie-Ève Poisson affirme que le gouvernement aurait dû consulter davantage les acteurs du secteur avant d’adopter la législation. « Nos clients souhaitent avoir accès à des appareils réparables accompagnés de bonnes garanties, mais ils veulent aussi limiter les augmentations de prix dans un contexte où les coûts du logement et de l’alimentation sont déjà élevés », soutient-elle.

Les commerçants réclament donc un report de l’entrée en vigueur du règlement prévue en octobre 2026 afin de permettre de nouvelles consultations avec l’industrie. Ils espèrent ainsi identifier des solutions qu’ils jugent moins coûteuses et plus efficaces pour atteindre les objectifs.

Des impacts sur la compétitivité

Les détaillants soutiennent que l’industrie de l’électroménager a réussi à maintenir des prix relativement stables au cours des deux dernières décennies malgré les pressions économiques. À leurs yeux, les nouvelles exigences réglementaires risquent toutefois d’alourdir les coûts d’exploitation et d’ajouter de nouvelles obligations administratives.

Ils craignent également que les entreprises québécoises soient désavantagées par rapport aux détaillants de l’Ontario et des provinces maritimes, qui ne seront pas soumis aux mêmes règles puisque la Loi 29 relève de la compétence provinciale.

Selon eux, cet écart réglementaire pourrait favoriser les achats auprès de commerçants situés à l’extérieur du Québec et nuire à la compétitivité des entreprises québécoises.

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