Chez RYAM, Ruba Ghazal propose une réserve de 2 G$ contre les tarifs
À quinze jours de l’arrêt temporaire annoncé chez RYAM, la porte-parole de Québec solidaire, Ruba Ghazal, s’est rendue à l’usine de Témiscaming pour rencontrer des travailleurs et des représentants du syndicat Unifor.
Cette visite du 31 août a placé l’avenir du complexe industriel au centre du passage de la porte-parole solidaire en Abitibi-Témiscamingue. Au terme de la rencontre, Ruba Ghazal n’a pas annoncé d’aide financière réservée à l’usine. Elle a plutôt proposé la création d’une réserve québécoise de 2 milliards de dollars destinée aux entreprises et aux travailleurs frappés par les tarifs douaniers américains. Québec solidaire présente cette enveloppe comme un moyen de protéger les emplois tout en donnant aux entreprises le temps nécessaire pour trouver de nouveaux clients. Dans le cas de RYAM, la formation politique estime que la recherche de nouveaux marchés permettrait de réduire la dépendance de l’usine envers les États-Unis.
Ruba Ghazal a indiqué que ses échanges avec les travailleurs lui avaient permis de mieux comprendre les solutions envisagées sur place. Selon elle, la diversification ne pourrait toutefois pas produire des résultats immédiats et nécessiterait un soutien transitoire. La réserve proposée par Québec solidaire ne serait pas entièrement consacrée à Témiscaming. Elle servirait à soutenir différentes entreprises québécoises touchées par le conflit commercial. Aucun montant destiné précisément à RYAM n’a été avancé pendant la visite.
L’entreprise a annoncé le 26 août qu’elle procéderait à un arrêt économique temporaire de ses activités en raison des tarifs de 50 % imposés par les États-Unis. La durée de cette interruption demeure indéterminée. L’usine de traitement des eaux usées et la chaudière numéro 4 resteraient en fonction. RYAM a indiqué qu’elle pourrait revoir sa décision si la situation tarifaire évoluait. D’ici là, son calendrier demeure inchangé : l’arrêt est toujours prévu le 15 septembre.
Le passage de Ruba Ghazal a donc ajouté une proposition électorale au dossier, sans déboucher sur une entente ou une intervention immédiate permettant d’écarter la mise à l’arrêt de l’usine.