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De Laval à Val-d’Or à la course : le défi hors norme de Maxime Gendron

15 août 2026

par : Dominique Roy | Journaliste de l’Initiative de journalisme local

photo : Maxime Gendron (Photo : Gracieuseté)

À 22 ans, Maxime Gendron s’apprête à relever ce qu’il décrit lui-même comme « le plus gros défi de [sa] vie ». En mai 2027, le jeune conseiller en sécurité financière, originaire de Val‑d’Or, prendra le départ… depuis son bureau de Laval. Son objectif : courir jusqu’à la maison de son enfance, 500 kilomètres plus loin, pour aller visiter ses parents. Certes, il s’agit d’un défi sportif extrême, mais c’est aussi un projet profondément personnel, nourri par l’attachement à sa famille et par un désir de transmettre un message de résilience.

« Je me suis dit : comment je pourrais mixer un gros défi sportif tout en liant l’utile à l’agréable ? Je vais aller voir ma famille… à la course », raconte-t-il dans la vidéo qu’il a publiée sur les réseaux sociaux pour annoncer son projet. Pour celui qui a grandi à Val‑d’Or avant de partir à 17 ans étudier à Montréal, ce retour vers ses racines prend la forme d’un voyage initiatique. « La famille, c’est ce que je priorise le plus dans la vie », dit-il. Et cette fois, il la rejoindra en foulant chaque kilomètre qui le sépare d’elle.

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Le désir de transmettre un message

Contrairement à la plupart des défis d’endurance, Maxime Gendron ne cherche pas à amasser de l’argent. Sa cause, c’est un message. Il veut montrer que derrière chaque rêve se cache un parcours fait de hauts et de bas. Son défi de 500 km devient une façon de mettre en lumière les moments difficiles, les doutes et les élans de joie qui jalonnent autant une course qu’une vie. En documentant son aventure, il souhaite révéler le côté moins glamour de l’effort et rappeler que la vraie histoire se trouve dans le parcours et non seulement à l’aboutissement.

Cette idée, elle lui vient de son expérience à l’Ultra‑Trail Harricana, une course de 80 km à Charlevoix qu’il a complétée l’an dernier. « Tu vis toutes sortes d’émotions. Il y a des passes où tu te demandes pourquoi tu fais ça, puis d’autres où tu cours 10, 15, 20 km et tu te sens mieux. C’est comme la vie. » Pour lui, les défis d’endurance sont une manière de rester humble, de se confronter à soi-même et d’apprendre. « J’ai l’impression de prendre dix ans de maturité avec juste un défi. »

Son objectif est simple : prouver que tout est possible. « Je ne suis pas meilleur qu’un autre. Oui, je suis bon à la course, mais ce n’est pas de la génétique. C’est des efforts répétés sur une longue période. Je veux prouver que n’importe qui peut le faire. »

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Un parcours sportif bien rempli

Avant de se lancer dans les défis d’endurance, Maxime Gendron a joué au soccer compétitif toute son enfance. Depuis quelques années, il multiplie les épreuves : deux Ironman 70,3, un triathlon olympique, plusieurs marathons et demi‑marathons, et même un Montréal–Québec en vélo avec des amis. Chaque année, il se lance un défi différent.

Un défi exigeant

En plus des entraînements nécessaires — il vise un minimum de 100 km de course par semaine — le défi comporte aussi une importante dimension logistique qu’il veut garder le plus simple possible. Le coureur prévoit compléter le trajet en trois à quatre jours, avec seulement 4 à 8 heures de sommeil au total, réparties en courts blocs. Le segment le plus complexe sera la traversée de la Réserve faunique La Vérendrye, un long corridor sans dépanneur, sans eau, sans nourriture et sans hôpital. « Je vais devoir y courir de nuit. » Un véhicule l’accompagnera à certains moments pour lui fournir de l’eau, de la nourriture et un matelas pour dormir.

Un défi à suivre en temps réel

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Le passionné documentera toute sa préparation, ses entraînements, ses doutes, ses moments forts, son parcours et son arrivée à Val‑d’Or sur Facebook et Instagram, sous Maxime Gendron/@maximegendron.pfi. « J’ai bien hâte de vivre ça avec vous autres », mentionne-t-il dans sa vidéo.

Enfin, au bout de ces 500 kilomètres, il n’y aura pas de podium, pas de médaille… juste une porte à franchir et une bière à savourer avec ses parents en guise de satisfaction, celle d’avoir traversé, pas à pas, tout ce qu’il fallait pour y arriver.

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