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La chasse à la grue, un premier pas pour protéger les récoltes

12 août 2026

par : Ricardo Junior Emmanuel | rjremmanuel@journallecitoyen.com

photo : L’UPA salue l’ouverture de la chasse à la grue. (Crédit Photo : photo FACEBOOK UPA)

L’ouverture d’une première saison de chasse à la Grue du Canada sur les terres agricoles de l’Abitibi-Témiscamingue est accueillie comme une avancée par l’Union des producteurs agricoles (UPA).

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Réclamée depuis plusieurs années, la mesure vise à aider les agriculteurs confrontés aux dommages causés par cet oiseau migrateur dont la population est en croissance.

Du 12 au 25 septembre prochain, les chasseurs pourront récolter une grue par jour sur les terres agricoles de la région, à condition de respecter la réglementation fédérale applicable à la chasse aux oiseaux migrateurs. Cette nouvelle chasse sera autorisée pour une période initiale de deux ans.

Pour le président de l’UPA Abitibi-Témiscamingue, Pascal Rheault, cette ouverture est attendue depuis longtemps. « C’est quand même une bonne nouvelle, parce que c’était une demande de longue date, depuis cinq ans ou peut-être un peu plus. On demandait que la chasse soit ouverte un peu pour faire le contrôle de ces oiseaux migrateurs », explique-t-il.

Selon l’UPA, les grues peuvent causer des dégâts importants dans certaines cultures, particulièrement dans les champs de céréales avant la récolte. « On n’avait comme pas de contrôle sur cette espèce-là, qui fait quand même des dommages assez considérables dans des champs. Il y a même des champs qu’on a arrêté de faire certaines cultures à cause des grues », affirme Pascal Rheault.

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Le président de l’organisation donne l’exemple des champs d’avoine, où les oiseaux peuvent consommer une part importante de la production avant même sa maturité. « Les grues rentrent dedans et mangent toutes les graines d’avoine. À un moment donné, tu peux avoir cinq, dix ou quinze hectares complètement mangés », soutient-il.

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Le président de l’UPA d’Abitibi-Témiscamingue, Pascal Rheault. Crédit photo : Le Citoyen — Ricardo Jr Emmanuel

Un premier pas

Même si la chasse sera limitée à une courte période et à un quota quotidien d’un oiseau par chasseur, l’UPA estime qu’il est encore trop tôt pour juger de son efficacité. « C’est quand même une première chasse. On va voir un peu à l’usage de quelle façon ça va pouvoir être contrôlé », indique Pascal Rheault.

L’organisation croit toutefois que la présence de chasseurs pourrait avoir un effet dissuasif sur les oiseaux et les éloigner de certaines terres cultivées. « Peut-être qu’il va y avoir un effet d’effarouchement. Peut-être que ces oiseaux-là vont décider d’être moins dans nos champs », avance-t-il.

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Selon lui, la mesure ne réglera probablement pas à elle seule le problème, mais elle pourrait constituer la première étape d’une stratégie de gestion à plus long terme.

« Présentement, je pense qu’avec cette décision-là, c’est un premier pas », résume le président de l’UPA régionale. Des suivis et des études permettront éventuellement d’évaluer les effets de cette nouvelle chasse sur la population de grues et sur les dommages observés dans les champs.

L’UPA rappelle également qu’un modèle d’entente entre producteurs et chasseurs est disponible sur le site de la Fédération. Un mécanisme semblable est déjà utilisé pour encadrer certaines activités de chasse sur les terres agricoles.

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