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Deux jeunes arbitres plongent au cœur du TSR

12 août 2026

par : Dominique Roy | Journaliste de l’Initiative de journalisme local

photo : Sarah Collins et Elliot Bastien (Photo : Facebook Soccer Abitibi-Témiscamingue)

À 15 et 16 ans, Sarah Collins et Elliot Bastien ont vécu, à Shawinigan, une expérience qui dépasse largement le cadre du sport. Au Tournoi des sélections régionales (TSR), l’un des rendez-vous majeurs du soccer de développement au Québec, ils ont arbitré des matchs où se jouent rêves, ambitions et identités sportives. Pour ces deux jeunes de l’Abitibi-Témiscamingue, l’arbitrage est devenu une véritable école de vie lors de cet événement se déroulant du 27 juillet au 1er août.

Le TSR, qui rassemble 40 équipes, plus de 700 athlètes U14, 46 arbitres et 14 évaluateurs, maintient un rythme effréné avec ses quelque 80 matchs qui se succèdent en quelques jours. Dans cette effervescence, Sarah Collins et Elliot Bastien, qui représentaient l’Abitibi-Témiscamingue, ont dû trouver leur place, affirmer leur jugement et apprendre à tenir le cap sous pression.

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Sarah Collins : la plus jeune arbitre du TSR 2026

Originaire d’Amos, Sarah Collins joue au soccer depuis l’âge de sept ans. Elle évolue pour le club Le Barrage d’Amos, souvent avec les garçons, faute de joueuses de son âge. Le soccer, pour elle, c’est « le travail d’équipe et la stratégie, faire de beaux jeux en gang et bien contrôler la balle ». L’arbitrage est venu comme une extension naturelle de cette passion. « Ça me permet d’en apprendre plus sur les règles de mon sport, de mieux le comprendre et de développer mon leadership. »

Au TSR, Sarah a arbitré huit matchs, dont six féminins et deux masculins. Elle a rapidement constaté les nuances entre les deux. « Les gars ont des matchs qui bougent plus, mais les filles sont plus respectueuses et plus simples à arbitrer. » Elle a particulièrement apprécié le feed-back des arbitres plus expérimentés à la fin de chacun des matchs.

L’expérience n’a pas été sans défis. Elle a dû apprendre le rôle du quatrième arbitre, gérer son premier match à 11 comme arbitre en chef, suivre des protocoles plus stricts et composer avec des conditions de vie plus rudimentaires, comme le fait de dormir sur un matelas de sol pendant sept jours.

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Ce dont elle est la plus fière ? « D’avoir fait le voyage toute seule, d’avoir été autonome tout en faisant le travail d’arbitre. » Avec cette expérience de plus en poche, la voilà maintenant prête à vivre en pension à Val-d’Or afin d’intégrer le programme sport-études en soccer pour l’année scolaire 2026-2027.

Elliot Bastien : s’intégrer, s’affirmer et viser les Jeux du Québec

Pour Elliot Bastien, originaire de Lorrainville, l’accès à l’arbitrage au TSR est passé par la reconnaissance de son engagement régional. « J’ai dû faire mes preuves un peu partout en région [et] plusieurs équipes m’ont nominé pour cette incroyable expérience », dit-il. Joueur depuis toujours, il a découvert dans l’arbitrage une autre facette du sport qu’il aime.

Avant le TSR, il avait déjà deux ans d’expérience en arbitrage, mais rien d’aussi intense. Même s’il se savait moins expérimenté que certains, il a trouvé sa place. « J’étais capable de donner mon avis sur certaines décisions. »

Son plus grand défi ? S’intégrer au groupe d’arbitres parce qu’il ne connaissait personne au départ. « Mais au fil de la semaine, j’ai appris à les connaître et je garde de bons souvenirs avec eux. » L’intensité des matchs lui a aussi permis de renforcer sa tolérance au stress, une compétence qu’il compte réinvestir autant comme joueur que comme arbitre. De cette expérience, il en ressort avec satisfaction. « Je suis fier que l’Abitibi-Témiscamingue m’ait fait confiance pour les représenter. » Et Elliot Bastien voit déjà plus loin. Ambitieux, il souhaite poursuivre son développement parce qu’il aimerait bien arbitrer aux Jeux du Québec l’été prochain.

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Pour l’instant, il a l’intention de déployer tous les efforts nécessaires pour continuer son parcours à Val-d’Or, lui qui en sera à sa deuxième année dans le programme sport-étude en soccer. Il ne sait pas ce que ce sport lui réservera pour l’avenir, mais il demeure convaincu que cette passion pour le ballon rond fera toujours partie de son existence.

Enfin, pour Sarah comme pour Elliot, le TSR a été une immersion dans un rôle exigeant, où chaque décision compte et où la maturité se construit de match en match. Leur expérience à Shawinigan rappelle que, derrière chaque partie, il y a des jeunes qui apprennent à gérer la pression, à communiquer, à décider, à se tromper, à se relever. Et parfois, ces jeunes portent un sifflet.

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