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Jeux du Commonwealth 2026: un succès pour Frédérique Chiasson

5 août 2026

par : Ricardo Junior Emmanuel | rjremmanuel@journallecitoyen.com

photo : Frédérique Chiasson athlète spécialiste des courses de vitesse originaire de La Sarre. (Crédit Photo : Photo gracieuseté)

L’athlète abitibienne revient des Jeux du Commonwealth avec des souvenirs impérissables et une médaille d’argent. Pour sa première expérience sur la scène internationale sous les couleurs du Canada, la sprinteuse a non seulement contribué à la deuxième place du relais féminin 4 × 100 mètres, mais elle a aussi terminé au 10e rang du 200 mètres, en plus d’être la meilleure Canadienne de l’épreuve.

« C’était vraiment une belle expérience. C’était ma première participation à une compétition internationale comme ça avec l’équipe canadienne. Il y avait beaucoup de nouveautés, mais aussi énormément d’apprentissages ». Grâce à cette expérience, elle a pu se mesurer aux meilleures athlètes du monde. Elle a eu le privilège également d’avoir partagé son aventure avec des coéquipières expérimentées au sein du relais canadien. « C’est spécial de courir avec l’uniforme du Canada et de pouvoir rivaliser avec des athlètes de ce calibre-là », mentionne-t-elle.

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Si son classement au 200 mètres lui a permis de démontrer sa capacité à performer sous pression, c’est la médaille d’argent remportée au relais qui demeure le point culminant de son séjour aux Jeux du Commonwealth. Issue d’un parcours où les sports d’équipe ont occupé une place importante, elle a particulièrement apprécié la dimension collective du relais. « J’étais vraiment heureuse de retrouver cet aspect d’équipe. Ça demande beaucoup de confiance entre les membres du relais et c’est toujours plaisant de vivre des réussites ensemble. Avoir une médaille à ma première participation avec l’équipe nationale, c’était au-delà de mes attentes », raconte-t-elle.

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L’équipe féminine au relais 4 x 100 m. (Crédit Photo : Photo gracieuseté)

Le chemin vers l’élite n’a toutefois pas été sans embûches. Avant de se consacrer à l’athlétisme, Frédérique Chiasson évoluait en volleyball de haut niveau. C’est à la fin de son cégep qu’elle a choisi de faire le saut vers l’athlétisme à la suite d’une opportunité à l’Université Laval. Ses premières années dans cette discipline ont été marquées par plusieurs blessures et fractures qui ont freiné sa progression. Malgré tout, elle a persévéré. « Chaque fois que je revenais d’une blessure, je réussissais à battre mes performances précédentes. Ça me donnait le goût de continuer et de voir jusqu’où je pouvais me rendre lorsque j’étais en santé ». La sprinteuse estime que son récent succès récompense les efforts et la résilience démontrés au fil des dernières années. « Je suis fière de m’être donné la chance d’essayer malgré les difficultés. Aujourd’hui, je peux dire que ça a payé ».

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Derrière les performances de Frédérique Chiasson se trouve également un important réseau de soutien. La sprinteuse souligne notamment le rôle joué par la Fondation Ascension, qui l’accompagne dans son parcours sportif. Au-delà de l’aide financière accordée aux athlètes, l’organisme offre un accompagnement personnalisé qui touche autant la logistique des déplacements que le soutien moral. « On peut sentir que la Fondation est derrière nous. Ce n’est pas seulement l’aspect monétaire. Il y a tout le soutien au quotidien, l’aide dans différentes démarches et un accompagnement constant », explique-t-elle.

Selon l’athlète, cette présence a contribué à son développement et à sa capacité de performer à l’échelle internationale. Elle estime que cet encadrement permet aux sportifs de se concentrer davantage sur leurs compétitions et leur progression.

Le défi de concilier sport et études

Parallèlement à sa carrière sportive, Frédérique Chiasson poursuit également des études en médecine à l’Université Laval. Un défi qui exige rigueur, organisation et discipline. « Ce n’est pas toujours facile. Pendant les Jeux du Commonwealth, mes cours avaient déjà recommencé et j’avais même un examen en ligne à faire. Ça demande beaucoup d’organisation », affirme-t-elle.

Selon elle, il est important de ne pas croire qu’il faut se limiter à une seule passion. « On ne doit pas avoir peur de sortir des sentiers battus. Je pense qu’il est possible de concilier deux passions qui nous rendent heureux », ajoute-t-elle.

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L’athlète souhaite aussi inspirer les jeunes de la région qui rêvent d’atteindre le haut niveau. « Je leur dirais de ne pas se mettre de limites. Ce n’est pas parce qu’on vient de l’Abitibi qu’on a moins de chances d’y arriver. Il faut se donner la chance d’essayer et de rêver grand ».

Après cette première expérience internationale réussie, Frédérique Chiasson entend maintenant concentrer ses efforts sur ses stages en médecine avant de reprendre pleinement l’entraînement. Elle vise déjà une qualification aux Championnats du monde et, à plus long terme, une participation aux Jeux olympiques de 2028.

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