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De l’Abitibi au stade des Alouettes, guidé par la passion

31 juillet 2026

par : Joanie Dion

photo : Étienne Lavoie n’avait pas d’autres options que de suivre sa passion et de concrétiser son rêve de vivre de la musique. (Photo : Gracieuseté)

Pour Étienne Lavoie, la musique n’a jamais été qu’un passe-temps. Originaire d’Amos et aujourd’hui établi à Montréal, le guitariste poursuit depuis l’enfance un rêve qui l’a mené des salles de pratique de l’École de musique Harricana jusqu’au terrain du stade Percival-Molson, où il a récemment participé au spectacle de la mi-temps d’un match des Alouettes.

« Je savais déjà vers 10 ou 11 ans que je voulais en vivre », raconte-t-il. Un rêve né très tôt, nourri par les groupes rock que son père lui faisait découvrir. À l’âge de sept ou huit ans, il prend ses premiers cours de guitare avant de continuer sa formation à l’École de musique Harricana. Sa passion le mène ensuite au Conservatoire de musique de Val-d’Or, où il étudie pendant cinq ans la guitare classique avec Pierre-Louis Thérien. Tout le long de son passage au secondaire, il fait également partie de l’Harmonie Harricana, où il joue de la trompette.

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Après l’école secondaire, il poursuit son parcours au Conservatoire de Montréal avec Jean Vallières comme enseignant, puis choisit de changer de direction. Curieux de toucher à plusieurs styles musicaux, il délaisse le parcours strictement classique pour entreprendre une technique en musique au cégep de Saint-Laurent, en guitare jazz. « Mon but, ça a toujours été d’être polyvalent », explique-t-il.

Malgré une passion bien ancrée, le chemin n’a pas toujours été facile. Le début du cégep représente une période de remises en question. En quittant l’Abitibi-Témiscamingue, il voit son cercle d’amis se disperser et traverse une période de solitude.

« Je me suis demandé si c’était vraiment ça que je voulais faire », confie-t-il. Pourtant, l’idée d’abandonner ne dure jamais longtemps. « Je ne me voyais pas faire autre chose. C’est ce qui donne du sens à ma vie. »

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Étienne Lavoie

Il a d’ailleurs été invité à jouer au concert-bénéfice du Fonds Ange-Gardien Harricana en février 2026. (Photo : Gracieuseté)

Cette conviction le pousse à persévérer. Pendant ses études universitaires en musique à l’UQAM, une rencontre change la suite des choses. Un ancien collègue du cégep le recommande au groupe Undercover Legends of Rock, une formation qui revisite les grands classiques rock des années 1970 et 1980 partout au Québec.

Son intégration se fait naturellement, même si le défi est de taille. En quelques mois seulement, le temps d’un été, il doit apprendre un vaste répertoire afin d’être prêt à monter sur scène. « J’ai été formé pour apprendre rapidement des chansons, mais ça restait énormément de matière à retenir », souligne-t-il.

D’ailleurs, le groupe présente un spectacle dans lequel la performance musicale s’accompagne d’une importante présence scénique. Pour le guitariste, le défi ne réside donc pas uniquement dans la maîtrise des pièces. « Quand j’arrive sur scène, les chansons sont déjà apprises. Le plus exigeant, c’est de donner un spectacle. Il faut avoir l’énergie, bouger, garder le rythme du début à la fin. »

Cette énergie a récemment trouvé un terrain de jeu hors du commun lorsque le groupe a été invité à assurer le spectacle de la mi-temps d’un match des Alouettes de Montréal devant près de 20 000 spectateurs. Même s’il n’est pas un grand amateur de sport, Étienne Lavoie a rapidement compris l’ampleur de l’occasion.

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« Je n’avais pas réalisé à quel point c’était une grosse opportunité. C’est la première fois que je jouais devant autant de monde. »

Pourtant habitué aux spectacles, il admet avoir ressenti un léger stress avant d’entrer sur scène. Un stress qu’il décrit surtout comme une excitation.

« Le petit thrill est revenu. C’était un bon stress. »

Pour celui qui a longtemps joué de la guitare classique en soliste, les spectacles rock offrent une expérience complètement différente. Là où les concerts classiques demandent une concentration individuelle, il préfère aujourd’hui la dynamique d’un groupe. « J’aime beaucoup jouer en équipe. On donne un spectacle ensemble. Je trouve ça moins stressant que d’être seul sur scène. »

Si cette expérience marque une étape importante de son parcours, elle n’est pas non plus une finalité. En parallèle des tournées avec Undercover Legends of Rock, Étienne Lavoie enseigne également la guitare depuis plusieurs années et prépare la sortie de sa toute première chanson originale.

L’œuvre, qu’il interpréta également à la voix, est construite autour d’un riff imaginé… au secondaire. « Ça faisait longtemps que je l’avais en tête. Je n’avais jamais trouvé le bon projet pour l’utiliser. »

En repensant au jeune garçon qui découvrait la guitare à Amos, il croit que celui-ci serait fier du chemin parcouru. « Il triperait. Ce n’est peut-être pas exactement comme je l’avais imaginé, mais je fais ce que j’ai toujours voulu faire : jouer de la musique partout au Québec. »

Pour suivre l’évolution de ses projets, il est possible de le trouver sur Instagram (@etienne.lavoie.14) et sur YouTube (@etiennelavoie2668).

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