Sclérose en plaques : Briser l’isolement et financer la recherche
Dans les deux dernières semaines, la Société canadienne de la sclérose en plaques de la région (SP Canada/Abitibi-Témiscamingue) a tenu ses quatre pique-niques annuels à La Sarre, Amos, Val-d’Or et Rouyn-Noranda où étaient conviés ses quelque 300 mem
Dans les deux dernières semaines, la Société canadienne de la sclérose en plaques de la région (SP Canada/Abitibi-Témiscamingue) a tenu ses quatre pique-niques annuels à La Sarre, Amos, Val-d’Or et Rouyn-Noranda où étaient conviés ses quelque 300 membres.
« C’est vraiment pour sortir les personnes de leur isolement. Celles qui sont toutes seules surtout. Mais on invite tout le monde. C’est surtout pour qu’on puisse se voir aussi durant l’été. Parce que je les vois pendant l’hiver à quelques reprises, mais l’été moins vu les circonstances ; on travaille un peu moins, c’est les vacances. Ça fait une petite activité pour changer le mal de place. Les gens viennent manger une bouchée puis jaser tous ensemble », indique Nancy Blais, directrice de SP Canada/Abitibi-Témiscamingue.
L’organisme offre à ses membres des occasions de se rassembler tout au long de l’année et ainsi briser l’isolement chez les personnes aux prises avec cette maladie qui touche plus de 90 000 Canadiens, l’un des plus hauts taux de scléroses en plaques dans le monde. Le nombre de personnes atteintes en Abitibi-Témiscamingue est estimé à environ 600.
Outre les activités sociales, celles de financement occupent une grande partie des ressources déployées par l’organisme, autant au niveau local que national. Le 20 août aura d’ailleurs lieu la campagne du A&W qui remet deux dollars à SP Canada par certains repas vendus. Depuis quelques années, la section Abitibi-Témiscamingue obtient aussi un franc succès avec la distribution de vins et fromages en sacs pour emporter.
« Notre mission est d’être un chef de file au niveau de la recherche pour guérir la sclérose en plaques, offrir une qualité de vie aux gens et aussi mobiliser la communauté pour la cause, affirme Nancy Blais. Le diagnostic de la maladie arrive beaucoup plus vite qu’avant. Plus vite que c’est diagnostiqué, plus vite les gens peuvent commencer le traitement. Il n’y a rien pour guérir, mais on peut ralentir la maladie. » Elle ajoute qu’il y a trois femmes pour un homme qui reçoivent un diagnostic de sclérose en plaques.
Nancy Blais occupe le poste de directrice depuis 31 ans chez SP Canada/Abitibi-Témiscamingue. « Ma tante était atteinte de sclérose en plaques. La personne qui était là avant moi me connaissait, elle savait que j’avais mon cours en psychoéducation. Elle est venue me chercher, j’ai dit oui, on a commencé là, puis ça se continue », conclut-elle.