René Rancourt, un homme de 67 ans originaire de Matagami, a franchi la ligne d’arrivée de son centième marathon, le 12 juillet dernier. C’est lors de L’Express H2O Desjardins, à Amos, qu’il a relevé le défi accompagné de cinq de ses frères.
Il va sans dire que M. Rancourt est un passionné de course : il s’entraîne presque tous les jours. Et cette passion n’est pas venue de nulle part, elle lui a été transmise par ses frères qui courent parfois à ses côtés, lorsque les occasions se présentent. Même sans événement compétitif précis en vue, il se tient en forme en parcourant entre 22 et 25 kilomètres à la course, sur une base quasi quotidienne : « C’est beaucoup, mais je suis chanceux. J’ai un corps qui le prend et je n’ai pas mal aux articulations », confie-t-il. C’est d’ailleurs par souci pour sa santé qu’il précise ne pas avoir l’intention d’arrêter. « Je pense qu’il faut essayer de toujours en faire autant et même, peut-être, d’en faire plus, sinon on se dégrade plus vite. C’est vraiment au niveau de la santé et de prendre soin de moins corps tout en ayant une vieillesse plus agréable », ajoute le marathonien.
Ayant maintenant complété son centième marathon, un nouvel accomplissement, le sexagénaire mentionne que les conditions météorologiques ont ajouté un cran de difficulté à la course. Si le départ s’est fait sous un ciel nuageux, le soleil a finalement percé en cours de route : « Aussitôt que le soleil sort, c’est plusieurs degrés de plus. On est peut-être partis trop vite pour la température qui s’en venait dans le parcours », explique M. Rancourt.
L’arrivée lui a toutefois rapidement fait oublier la chaleur de la course, car il a été reçu par une banderole spécialement conçue pour lui et des acclamations. Aussitôt le ruban franchi, le sportif a senti la fierté s’emparer de lui : « On sent qu’on a accompli quelque chose, mais dans le fond, il faut continuer. On n’est jamais arrivé », souligne-t-il. Autrement, il se dit surpris par la foule qui s’est déplacée pour lui et tous les autres coureurs. Le comité organisateur se trouvait également sur les lieux pour la célébration et pour veiller à la sécurité de tous. M. Rancourt espère d’ailleurs que l’encadrement de ses quatre prochains marathons sera tout aussi efficace.
Avec les années, les nombreuses courses auxquelles il a pris part et tous les prix qui lui ont été décernés, le sexagénaire ne vise toutefois pas à franchir le cap des deux cents marathons. Contrairement à son frère de 75 ans qui a déjà relevé ce défi, René Rancourt caresse un objectif qui lui est cher : « Ce que j’aimerais, c’est d’un jour de faire un marathon avec mon garçon […] Je ne pense pas me rendre à deux cents comme mon frère Benoît », conclut-il.
Au lendemain de l’Express H 2O Desjardins, l’athlète de 67 ans confie n’avoir été envahi par les émotions d’après marathon qu’au moment de retrouver ses frères. En effet, ils ont alors pris le temps de regarder des photos souvenirs de tous leurs accomplissements, partageant ainsi un moment fraternel fort émouvant.