Avec une équipe de 15 personnes, l’Amossoise Nathalie Tremblay est partie en mission humanitaire à la République dominicaine du 24 juin au 1er juillet derniers avec une vingtaine de poches de hockey bien remplies d’articles pour les gens dans le besoin.
Cette mission s’est déroulée dans le cadre des activités humanitaires de l’église chrétienne Nouvelle Vie. Les personnes participantes y vont donc également pour partager leur foi chrétienne tout en donnant aux familles démunies. Chaque mission laisse place à la prière et à de l’animation chrétienne.
Dans son ADN
Infirmière de longue date, Nathalie Tremblay parle de sa profession comme d’une vocation. Aider les autres est dans sa nature profonde. « Ça fait partie de mon ADN. J’avais 12 ans et je savais que j’allais être missionnaire un jour. En partant, infirmière, on est un peu sauveuse. Ça n’a jamais été une profession. C’est vraiment une vocation parce que ça aussi, très jeune, je savais que je serais une infirmière et ça fait 38 ans maintenant. Je n’ai pas une journée que j’ai regretté d’être infirmière malgré les conditions », mentionne-t-elle.
Embrassant la foi chrétienne depuis trois ans, Nathalie affirme avoir trouvé sa mission de vie et elle en témoigne avec passion. Elle éprouve également beaucoup de gratitude pour les gens qui l’aident et qu’elle a d’ailleurs remerciés dans une publication Facebook bien que ce ne soit pas dans ses habitudes de s’afficher sur les réseaux sociaux.
« J’ai décidé, cette année, de faire une publication avant de partir parce que je me suis aperçu que j’avais une belle équipe en arrière de moi. J’ai l’équipe de mon église qui me soutient, qui est bien fière de ce que je fais. Puis j’ai aussi plein de gens de la communauté qui me donne. »
Mission accomplie
C’est le résultat d’une grande générosité qui a permis à Nathalie et son équipe de dire « mission accomplie ». À Dajabon en République dominicaine, près de la frontière haïtienne, les missionnaires ont distribué 75 sacs d’épicerie à des familles dans le besoin, en plus de souliers, des vêtements, des produits d’hygiènes, des sacs d’école remplis de matériel.
Plusieurs infirmières participaient à cette mission, ce qui leur a permis de tenir trois cliniques médicales, dont une improvisée. Elles ont traité 200 personnes avec du matériel médical donné également. La communication avec les patients a été facilitée par des infirmières du groupe qui s’expriment en créole et en espagnol.
Nathalie Tremblay souligne la générosité de son employeur, la pharmacie où elle travaille à Amos, pour les dons en carte-cadeau avec lesquelles elle a pu acheter des médicaments et des vitamines en vente libre. Il y aussi cette ancienne collègue qui a analysé et étiqueté quatre boîtes pleines de paires de lunettes de prescriptions usagées.
Un garage bien rempli
En prévision de la prochaine mission à Madagascar en février 2027, Nathalie Tremblay reçoit déjà les dons et ils sont nombreux. « Mon garage, c’est rendu presque un entrepôt ! s’exclame-t-elle. Je ramasse de tout. Et après, ça ne va pas toujours en mission internationale. » Ce qu’il y a en surplus, elle le redonne à sa communauté ou est distribué à travers des missions locales dans les communautés autochtones d’ici, comme celle qui aura lieu en août.
L’infirmière originaire de Senneterre est également responsable dans son secteur du parrainage effectué par son église à Port-au-Prince en Haïti, où une école-maison a été mise sur pieds pour recueillir les enfants orphelins en 1996.
« Mon rôle est de sensibiliser les gens à cette réalité-là, pour évidemment être capable d’aider le plus d’enfants possible. »