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Trois activités pour mieux connaître et protéger le lac Osisko

17 juillet 2026

par : Joanie Dion

photo : De nombreuses corvées de nettoyage des berges sont nécessaires afin de retirer le maximum de déchets de l’écosystème du lac. (Photo : Collectif Territoire)

Ramasser des déchets, inventorier les plantes ou encore créer une œuvre artistique à partir de végétaux. À première vue, ces trois activités proposées cet été par le Collectif Territoire semblent bien différentes. Pourtant, elles poursuivent toutes le même objectif : permettre aux citoyens de mieux comprendre l’écosystème du lac Osisko afin de mieux le protéger.

« Tout ce qui peut aider les gens à se reconnecter avec la nature autour d’eux et à mieux la comprendre fait partie de notre mission », explique Mélanie Hallé, chargée de projet en éducation et inclusion chez Collectif Territoire.

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L’art comme porte d’entrée vers la science

Selon Mme Hallé, l’atelier de cyanotype est probablement l’activité qui surprend le plus. Cette technique, ancêtre de la photographie, permet de créer des images à l’aide du soleil. Historiquement, elle servait notamment à réaliser des herbiers grâce à sa capacité à reproduire fidèlement les végétaux.

Lors de cette activité, les participants découvriront d’abord les plantes qui poussent autour du lac avant de les utiliser pour créer leur propre œuvre. « Une des raisons pour lesquelles on utilise l’art, c’est que ça fait appel aux émotions. Ça crée un lien émotif avec le lac et les plantes qui l’entourent », souligne Mme Hallé.

L’objectif dépasse donc largement la création artistique. L’atelier devient une façon d’observer la biodiversité et de développer un sentiment d’appartenance envers le milieu naturel.

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Passer à l’action

Les corvées de nettoyage offrent quant à elles une manière concrète de contribuer à la santé du lac.

Si les importantes accumulations de déchets héritées du passé se font plus rares grâce aux nombreuses corvées organisées ces dernières années, les détritus continuent de s’accumuler régulièrement. « Le plus gros problème du lac présentement, c’est la ville qui est autour, qui fournit énormément de contaminants de toutes sortes. La façon la plus simple pour monsieur et madame Tout-le-Monde d’aider, c’est de ramasser les déchets », explique la chargée de projet.

Ces activités permettent également une prise de conscience sur les habitudes de consommation. Mélanie Hallé raconte qu’après une corvée organisée dans une cour d’école, les élèves ont rapidement réalisé que la majorité des déchets provenaient… de leurs propres collations.

« La bonne nouvelle, c’est que c’est vous qui pouvez le régler maintenant », leur avait-elle alors répondu.

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Des citoyens au service de la recherche

L’inventaire des plantes terrestres s’inscrit quant à lui dans une démarche de science citoyenne. Accompagnés de biologistes, les participants identifieront les espèces présentes autour du lac. Ces observations serviront à documenter la biodiversité et à mieux comprendre l’état de santé de l’écosystème.

Certaines plantes agissent en effet comme de véritables indicateurs de la qualité des sols et de l’environnement.

Les données recueillies ne resteront pas sur les tablettes de Collectif Territoire. Elles seront rendues publiques et pourraient alimenter des projets de recherche menés avec l’Institut de recherche sur les forêts de l’UQAT (IRF-UQAT). « Le but, c’est de mettre toutes les informations en commun pour que les gens puissent avoir une vue d’ensemble de ce qui se passe dans le lac », explique Mme Hallé.

À terme, l’organisme souhaite développer une carte interactive regroupant différentes données scientifiques — végétation, qualité de l’eau, caractéristiques des sols — afin de faciliter la recherche et d’appuyer d’éventuels projets de restauration.

Comprendre avant d’agir

Si plusieurs citoyens souhaitent voir le lac Osisko recouvrer rapidement une meilleure santé, Mélanie Hallé rappelle qu’une restauration écologique demande de la prudence. « Il faut prendre le temps de comprendre comment fonctionne l’écosystème. C’est un équilibre fragile. Toute modification qu’on va faire peut avoir des conséquences qu’on n’avait pas prévues. »

Selon elle, la science citoyenne permet justement aux citoyens de participer à cette compréhension tout en développant des connaissances qui seront utiles bien au-delà du lac Osisko.

« Plusieurs des enjeux qu’on observe ici, comme le réchauffement de l’eau, les espèces exotiques envahissantes ou l’eutrophisation, concernent tous les lacs. Plus les gens comprennent ces phénomènes, plus ils sont capables d’agir pour protéger les milieux naturels qui les entourent. »

Informations pratiques

Trois corvées de nettoyage sont prévues les 2 août, 18 août et 29 août. Les participants sont invités à apporter des gants réutilisables s’ils le souhaitent ainsi que des vêtements adaptés à la météo.

Les inventaires de plantes auront lieu les 23 juillet et 22 août. Des pantalons longs et de bonnes chaussures sont recommandés pour circuler en milieu boisé.

Les ateliers de cyanotype se dérouleront aussi les 22 juillet et 22 août. Tout le matériel est fourni et les participants repartiront avec leur création. Bien que l’activité soit accessible à tous, sa durée d’environ trois heures demande une certaine patience chez les plus jeunes.

Toutes les activités sont gratuites. Les places étant limitées, l’inscription est requise par l’entremise de la page Facebook de Collectif Territoire.

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