La ministre des Ressources naturelles et des Forêts, Mme Kateri Champagne Jourdain, et le vice-premier ministre, ministre de la Sécurité intérieure et ministre responsable des Relations avec les Premières Nations et les Inuit, M. Ian Lafrenière, en ont fait l’annonce, le mardi 14 juillet, en compagnie du chef de la Nation crie d’Oujé-Bougoumou, M. Gaston Cooper, et de Mme Nichèle Compartino, mairesse de Chibougamau.
L’entente globale conclue dans le cadre de ce projet établit un véritable partenariat avec le milieu, dans lequel les communautés autochtone et jamésienne sont parties prenantes des travaux de restauration et de réaménagement de cet ancien site minier. Rappelons que l’exploitation du site de la mine Principale, pendant 50 ans, a créé 3 aires d’accumulation de résidus couvrant près de 170 hectares, sur lesquelles ont été déposées environ 19 millions de tonnes de résidus miniers.
Cinq phases
L’ensemble des travaux de restauration, divisé en cinq phases, inclut notamment la restauration des aires d’accumulation et de la zone d’opération industrielle ainsi que la sécurisation et la renaturalisation du site. Chaque phase créera des emplois et nécessitera de la machinerie et des fournitures locales, ce qui engendrera ainsi des retombées socioéconomiques majeures pour les communautés visées. Ces travaux favoriseront également l’acquisition d’expérience et d’expertise chez les entreprises cries et jamésiennes.
Les étapes qui s’amorceront d’ici l’automne visent, d’une part, la réhabilitation par excavation d’un secteur touché par un déversement d’hydrocarbures pétroliers ainsi que le traitement des matériaux contaminés excavés et, d’autre part, l’ouverture d’une carrière sur le site pour la production de la pierre d’armature et de matériaux granulaires nécessaires à la réalisation des futures étapes du projet. Québec s’est entendu avec l’entreprise Éconord sur les prochaines étapes de la restauration.
« La restauration des sites miniers est importante pour notre gouvernement, et celle de la mine Principale était souhaitée depuis longtemps par les communautés locales. C’est donc une fierté d’annoncer un nouveau jalon dans ce projet majeur pour l’économie régionale et pour la qualité de l’environnement. Nous sommes fiers de pouvoir travailler étroitement avec les populations crie et jamésienne de la région pour réduire le passif environnemental minier », a mentionné Kateri Champagne Jourdain, ministre des Ressources naturelles et des Forêts, qui était sur place lors de l’annonce.
Des retombées durables
Lors de son allocution, Ian Lafrenière, ministre responsable des Relations avec les Premières Nations et les Inuits, a tenu ces propos devant son auditoire : « Cette entente témoigne de l’esprit de partenariat que nous voulons voir se développer partout au Québec avec les Premières Nations. La restauration de la mine Principale n’est pas qu’un enjeu environnemental : c’est une occasion réelle pour la communauté crie d’Oujé-Bougoumou et pour la population jamésienne de travailler main dans la main sur un projet qui les concerne directement, et d’en tirer ensemble des retombées durables. »
30 ans de persévérance
« Aujourd’hui est le point culminant de près de trente ans de persévérance de la nation crie d’Oujé-Bougoumou. Depuis des décennies, notre nation travaille sans relâche pour attirer l’attention sur la contamination toxique laissée par la mine Principale sur son territoire traditionnel et pour veiller à ce que cette situation soit traitée dans le respect des préoccupations des Cris qui utilisent le territoire et de tous ceux et celles qui dépendent de ces eaux », a résumé Gaston Cooper, chef de la Nation crie d’Oujé-Bougoumou, présent lors du dévoilement.
Rappelons que le site de la mine Principale a été inscrit au passif environnemental minier du Québec en 2010 à la suite de la faillite du dernier exploitant. La gestion de la restauration du site est donc sous la responsabilité du gouvernement du Québec. Depuis 2010, près de 17,4 M$ ont été investis dans ce projet.