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Le marché immobilier ralentit en Abitibi-Témiscamingue, mais les prix demeurent en hausse

15 juillet 2026

par : Ricardo Jr Emmanuel

photo : Les prix grimpent encore à Rouyn-Noranda malgré un marché plus calme. (Crédit Photo : Photo gracieuseté Jakub Żerdzicki)

Alors que le marché immobilier québécois poursuit son rééquilibrage après plusieurs années de forte activité, Rouyn-Noranda et Val-d’Or affichent des réalités différentes au deuxième trimestre de 2026. Si les ventes résidentielles ont légèrement diminué dans les deux villes, la hausse des prix demeure particulièrement marquée à Rouyn-Noranda, où le prix médian des maisons unifamiliales a bondi de 13 % en un an.

Ces données proviennent des plus récentes statistiques publiées par l’Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec (APCIQ), qui observe un rééquilibrage graduel du marché résidentiel à l’échelle provinciale après plusieurs années de forte activité. « Le marché immobilier résidentiel québécois montre des signes de normalisation après deux années marquées par un fort rebond de l’activité », explique Charles Brant, directeur du Service de l’analyse de marché de l’APCIQ.

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À Rouyn-Noranda, 127 ventes résidentielles ont été enregistrées au deuxième trimestre de 2026, une légère baisse de 2 % par rapport à l’an dernier. Malgré ce recul, le marché demeure dynamique et le prix médian des propriétés unifamiliales a atteint 375 000 $, en hausse de 13 %.

Cette croissance place Rouyn-Noranda parmi les marchés québécois ayant enregistré les plus fortes augmentations de prix au cours du trimestre. L’Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec (APCIQ) souligne d’ailleurs que Rouyn-Noranda figure aux côtés de Sainte-Agathe-des-Monts, Shawinigan et Victoriaville parmi les villes où les prix ont le plus progressé.

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Un tableau résumant les statistiques de ventes résidentielles trimestrielles à Rouyn-Noranda. (Crédit Photo : Photo gracieuseté)

Le nombre d’inscriptions en vigueur a également augmenté de 6 %, passant à 128 propriétés disponibles. Les maisons unifamiliales se sont vendues en moyenne en 57 jours, soit dix jours de plus qu’au deuxième trimestre de 2025, ce qui suggère un marché un peu moins pressé qu’au cours des dernières années.

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Val-d’Or : moins de ventes, mais des prix toujours à la hausse

Du côté de Val-d’Or, le marché a connu un ralentissement plus prononcé. Les ventes résidentielles ont reculé de 11 % au deuxième trimestre, passant à 96 transactions. Malgré cette baisse d’activité, le prix médian des propriétés unifamiliales a atteint 409 000 $, en hausse de 5 % par rapport à l’année précédente. Le nombre de propriétés disponibles a quant à lui augmenté de 21 %, atteignant 115 inscriptions en vigueur.

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Un tableau résumant les statistiques de ventes résidentielles trimestrielles à Val-d’Or. (Crédit Photo : Photo gracieuseté)

Autre signe d’un marché qui se détend graduellement : le délai moyen de vente pour une maison unifamiliale est passé à 32 jours, soit 42 jours de moins qu’un an auparavant.

Davantage d’options pour les acheteurs

À l’échelle du Québec, les ventes résidentielles ont diminué de 5 % au deuxième trimestre alors que le nombre de propriétés disponibles a grimpé de 14 %.

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Selon l’APCIQ, cette hausse de l’offre contribue graduellement à rééquilibrer le marché et à redonner un certain pouvoir de négociation aux acheteurs. « Le marché immobilier résidentiel québécois montre des signes de normalisation après deux années marquées par un fort rebond de l’activité », affirme Charles Brant, directeur du Service de l’analyse de marché de l’APCIQ.

L’organisme prévoit que cette période d’ajustement se poursuivra au cours des prochains mois, dans un contexte marqué par l’incertitude économique, les enjeux d’abordabilité et le ralentissement du marché du travail.

Pour l’APCIQ, la remontée des inscriptions observée partout au Québec contribue à redonner un certain pouvoir de négociation aux acheteurs. L’organisation note toutefois que les conditions demeurent généralement à l’avantage des vendeurs, particulièrement dans le segment des maisons unifamiliales.

Ce ralentissement observé est attribué à l’incertitude économique, à la détérioration du marché du travail et aux enjeux persistants d’abordabilité.

Quelques chiffres à retenir

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