Dans son bilan de fin de session parlementaire, Suzanne Blais députée d’Abitibi-Ouest a parlé de l’hôpital d’Amos et du projet minier Dumont Nickel entre autres.
Celle qui va solliciter un troisième mandat en octobre 2026 sous les couleurs de la CAQ a confirmé que les sommes pour la rénovation et l’agrandissement de l’hôpital d’Amos ont été provisionnées au Plan québécois des infrastructures (PQI). Bien que ce dossier demeure sa priorité, Madame Blais a également mentionné que des dossiers tels que l’agrandissement du Centre professionnel de La Sarre, la construction de logements, de garderies et le déficit fiscal de l’Abitibi-Témiscamingue (800 millions par année) validé par l’étude de la Firme Aviséo, sont au cœur de ses dossiers.
Dumont Nickel
La députée ajoute à sa liste le projet Dumont Nickel qu’elle aimerait voir se régler avant la fin de son mandat. Rappelons que le 2 juin dernier, des acteurs économiques de la MRC Abitibi ont envoyé une lettre au ministre de l’Économie Bernard Drainville le pressant d’agir rapidement dans le dossier de Dumont Nickel. Plusieurs élus craignent que le projet d’ouverture de la mine avorte d’ici les élections provinciales prévues en octobre. Se voulant rassurant, le ministre Drainville a tenu une rencontre virtuelle le 4 juin, avec quelques élus et gens d’affaires de la MRC Abitibi. Selon la Chambre de commerce et d’industrie d’Amos-Harricana, Monsieur Drainville, a indiqué clairement qu’il était favorable au projet et qu’il souhaitait le soutenir.
Ping-pong
Du côté de Dumont Nickel on mentionne que Québec a fixé des conditions et des objectifs avant d’augmenter sa participation dans le projet. L’entreprise maintien qu’elle a répondu à ces conditions et qu’elle est maintenant en mode « attente ». Elle attend également un financement d’Ottawa. Le problème est qu’Ottawa attend que Québec investisse avant de le faire à son tour. Cette véritable partie de ping-pong risque de s’éterniser et de causer bien des retards. Pour ne rien arranger à cette attente interminable, Dumont risque de perdre le bloc énergétique qui lui avait été octroyé par le premier ministre de l’époque, François Legault. Pour conserver ce bloc, la minière doit recevoir une lettre du ministère qui confirme le financement de la part de Québec dans le projet.
La saga se poursuit
En entrevue sur les ondes de Radio-Canada Abitibi-Témiscamingue, le préfet de la MRC Abitibi Sébastien d’Astous n’a pas caché son impatience concernant la lenteur des gouvernements à investir dans ce projet. « Notre message est simple : si le gouvernement du Québec et le gouvernement fédéral ont vraiment la volonté de développer les minéraux critiques et stratégiques, ils ont un beau projet entre les mains. On est prêts, on a fait nos devoirs au fil des dernières années, on a investi beaucoup d’argent et à un moment donné, il faut que les gens à Québec le sachent. Ça fait des années qu’on l’attend et il y a un très fort niveau d’acceptabilité sociale. » De son côté Suzanne Blais affirme que le dossier chemine bien à Québec auprès de son collègue Bernard Drainville.