Nouvellement confirmée comme candidate de Québec solidaire dans la circonscription d’Abitibi-Ouest, Joanie Bolduc affirme vouloir mettre son expérience d’ingénieure au service de la politique afin d’améliorer les conditions de vie de la population. Selon elle, les défis de la région doivent être abordés de manière globale plutôt que dossier par dossier.
Ingénieure électrique chez Hydro-Québec et impliquée au sein de son syndicat, Mme Bolduc explique que son parcours professionnel l’a naturellement menée vers la politique. « En ingénierie, notre devoir est de faire passer la sécurité, la santé et le bien-être du public avant nos intérêts personnels. Pour moi, c’est la même logique en politique : mettre l’intérêt collectif, les services publics et la protection du territoire au premier plan. Ce n’est pas juste une affinité idéologique, mais c’est une continuité entre ce que je fais tous les jours et ce que je voudrais faire comme politicienne », explique-t-elle.
Une richesse qui profite davantage à la région
La candidate affirme que, malgré une économie soutenue par l’exploitation des ressources naturelles, plusieurs citoyens vivent toujours dans une situation précaire.
Elle rappelle que de nombreuses personnes reçoivent de l’aide sociale depuis plus de dix ans, tout en observant que les services publics ont subi d’importantes compressions dans la région. Selon elle, la richesse générée localement devrait davantage bénéficier aux communautés qui la créent. « La prospérité de la région doit se traduire en dignité pour les gens qui y habitent, sans compromettre l’environnement », résume-t-elle.
Le logement comme priorité
Joanie Bolduc estime que la pénurie de logements freine actuellement le développement économique de la région en compliquant le recrutement et le maintien de la main-d’œuvre. Elle y voit également une cause importante de plusieurs enjeux sociaux, notamment l’itinérance et les difficultés vécues par les femmes souhaitant quitter un contexte de violence conjugale.
Selon elle, agir sur le logement permettrait d’intervenir à la source de plusieurs problématiques plutôt que d’en traiter uniquement les conséquences.
Miser sur des solutions globales
Mme Bolduc affirme que son expérience en ingénierie et en défense des droits des travailleurs lui a appris qu’un problème ne peut être réglé efficacement sans tenir compte de l’ensemble des facteurs qui l’influencent. « En ingénierie comme en défense des droits des travailleurs, on apprend que pour être vraiment en mode solution, il faut avoir considéré tous les intrants du problème. Si on s’attaque à un seul front à la fois, sans collaborer avec les acteurs du milieu et les gens concernés, les mesures qu’on a en place n’ont plus d’impact réel. Je serai là, mais surtout avec les gens d’Abitibi-Ouest pour les soutenir et essayer d’améliorer leurs conditions de vie selon leurs préoccupations », soutient-elle.
Les services en région et la protection du territoire
En plus du logement, la candidate identifie l’accès aux services comme un enjeu majeur pour l’Abitibi-Ouest.
Elle cite notamment le manque de places en garderie ainsi que les difficultés d’accès à certains professionnels de la santé, des obstacles qui empêchent plusieurs parents de retourner sur le marché du travail.
Joanie Bolduc souhaite également voir le Québec adopter un virage socio-environnemental qui permettrait d’obtenir des redevances plus équitables provenant de l’exploitation des ressources naturelles et une meilleure gestion des forêts, soulignant l’alliance citoyenne déjà sur le dossier. Elle dit aussi vouloir accorder une attention particulière à la protection des nombreux eskers de l’Abitibi-Ouest ainsi que du fleuve Nanikana.
Une troisième candidate solidaire dans la région
L’annonce de la candidature de Joanie Bolduc complète l’équipe de Québec solidaire en Abitibi-Témiscamingue. Elle rejoint Sara Germain, candidate dans Abitibi-Est, et France Marion, qui représentera le parti dans Rouyn-Noranda — Témiscamingue lors de la prochaine campagne électorale.