La présence des animaux de compagnie ne se limite plus au foyer ; certains trouvent même leur place au sein des milieux de travail. C’est le cas de Gustave qui a été adopté au mois de mai 2025 par l’équipe du Carrefour de la Vallée-de-l’Or (CVO). Agissant comme soutien auprès de la clientèle, le lapin est officiellement devenu l’intervenant poilu de l’organisme.
Depuis le 8 mai 2025, le quotidien de l’équipe du CVO a quelque peu changé : un lapin s’est joint à celle-ci. C’est après une courte réflexion que le choix de l’animal s’est arrêté sur le petit mammifère aux oreilles élancées : « Vanessa [la directrice générale du CVO] aime beaucoup les animaux et elle voulait qu’on en ait un pour nous accompagner dans nos interventions avec nos participants », explique Molie Boyer-Cazelais, agente Place aux jeunes au sein de l’organisme. Elle poursuit en ajoutant que le contexte du travail limitait les choix possibles. « Un lapin, ça nous permet d’avoir un animal, mais qui n’est pas trop envahissant et que tout le monde peut donner de soi pour s’occuper de lui. »
Avoir un tel compagnon permet au Carrefour d’élargir son offre de services à l’aide de l’intervention de Gustave. Lorsqu’il s’avère nécessaire, ou alors qu’un participant demande la petite bête, celui-ci agit comme un atténuateur de tension, et ce, en passant par les caresses. Pendant que les clients le laissent reposer dans leurs bras, ils ressentent moins de stress et se sentent plus en confiance durant les rencontres. « En fait, de la façon que ça fonctionne, c’est par exemple si l’intervenant juge que la présence de Gustave pourrait aider le jeune à s’ouvrir et à être plus fluide dans la discussion, bien il va l’apporter dans le bureau avec eux […] ça rend les gens plus à l’aise », affirme Mme Boyer-Cazelais.
Comme la plupart des lapins, Gustave n’a pas toujours été sociable. Il était difficile d’approche et un brin craintif. L’équipe de l’organisme a donc travaillé d’arrache-pied pour qu’il soit confortable auprès des humains. « Au début, ce n’était pas facile. Il n’aimait pas vraiment se faire prendre et même avec nous, il ne voulait pas tellement qu’on l’approche […] Le remettre dans sa cage, c’était un défi quand même, il ne voulait pas se laisser toucher », indique l’agente Place aux jeunes. L’animal a fini par s’habituer grâce à l’agente d’accueil, qui l’apportait à la réception tous les après-midis pour qu’il puisse voir les usagers du CVO. Cet exercice est finalement devenu une partie de la routine de Gustave, et désormais, il se laisse prendre et va même jusqu’à demander des caresses.
L’entretien de l’intervenant poilu n’est pas pris à la légère. Avant même qu’il fasse partie de l’équipe, la directrice générale s’est assurée que tous en prennent soin. « Toute l’équipe y met la main à la pâte toutes les semaines. On change la litière, on le nourrit… on alterne avec un calendrier. On travaille tous pour Gustave ! » s’exclame Mme Boyer-Cazelais, en concluant. Par ailleurs, les tâches rattachées à l’animal démontrent bien l’éthique du CVO : le travail d’équipe est primordial pour un bon fonctionnement.