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Une longue marche pour une élection référendaire

4 juillet 2026

par : Joanie Dion

photo : Gracieuseté

Partant de Kearns, à la limite de la frontière québécoise avec l’Ontario, Patick Rancourt franchira la Route 117 à pied jusqu’à Montréal, avant de se rendre jusqu’à Québec. Son objectif ? Rencontrer la population à propos de son projet d’unir les voix pour exiger une élection référendaire.

Celui qui a marché le chemin de Compostelle l’an dernier cherchait une manière de reproduire une distance similaire avec un objectif plus « actuel ». C’est alors qu’une idée lui est venue, celle de marcher pour proposer un projet à la population : les inviter à signer une lettre à remettre à leur candidat(e) de circonscription exigeant une élection référendaire. « Maintenant que les élections sont à date fixe, je me suis dit que ce serait peut-être plus pertinent de faire ça pour une cause qui me tient à cœur », raconte d’emblée Patrick Rancourt.

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Alors qu’il s’inquiétait surtout des capacités de son genou à soutenir un tel effort, celui-ci a finalement tenu bon sur les 800 km de Compostelle. L’homme se dit désormais que les obstacles physiques ne seront pas ceux qui mettront un frein à son nouveau défi. « C’est à peu près l’équivalent de la distance d’ici à Québec et il a tenu la route ! », s’exclame-t-il.

Cheminant en direction de Val-d’Or à partir du 1er juillet, il compte marcher environ 25 km par jour pour se rendre à destination. La Réserve faunique La Vérendrye représentera un défi de logistique. Au moment de mettre sous presse, le fonctionnement de cette partie du parcours n’était pas encore établi. Plusieurs options s’offraient toutefois à lui, notamment compter sur l’aide d’accompagnateurs éventuels pour le rapatrier à sa roulotte à la fin de la journée.

Pour lui, ce périple représente bien plus qu’une simple traversée de plusieurs régions. C’est plutôt ce qu’il nomme « un exercice de démocratie directe ». « J’invite justement les citoyens à dicter la planification électoraliste, plutôt que de demander un référendum. […] C’est ce qu’on exige, pas besoin de tergiverser vers d’autres sujets. Une fois qu’on aura notre pays, on réabordera les autres sujets », explique-t-il.

M. Rancourt ne souhaite pas solliciter les gens directement, mais discutera avec ceux qui viendront à sa rencontre. À ce jour, aucune activité de rassemblement n’est prévue à l’horaire, mais l’idée n’est pas exclue.

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Selon lui, les signatures recueillies ne seront pas remises à l’Assemblée nationale à la fin de son parcours, mais plutôt aux candidats qui accepteront d’appuyer la démarche dans leur circonscription. Il estime que cette façon de faire pourrait démontrer à ces derniers qu’un bassin de citoyens est prêt à soutenir leur engagement.

Jusqu’à maintenant, Patrick Rancourt affirme que l’accueil est positif. Il soutient que la grande majorité des gens à qui il a pris le temps d’expliquer son projet ont accepté de signer le document. Certains ont toujours mentionné vouloir attendre que la démarche gagne en visibilité, tandis que d’autres préfèrent s’abstenir.

Le marcheur documentera son parcours sur Facebook ainsi que sur l’application Polarsteps afin que les citoyens puissent suivre sa progression. Il souhaite également que des personnes intéressées se joignent éventuellement au projet, notamment pour lui prêter main-forte avec les communications ou autres aspects logistiques.

Au-delà de la récolte de signatures, Patrick Rancourt espère surtout susciter des discussions tout au long de son passage. « Ce n’est pas une question de justification économique ou culturelle. Ce que ça prend, c’est le courage de dire : nous le faisons. C’est le temps de prendre en main notre direction politique », conclut-il.

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