L’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT) a annoncé la création de la Chaire institutionnelle de recherche en santé autochtone et des populations, qui succède à la Chaire de recherche stratégique en santé et perspectives autochtones. Cette nouvelle orientation permettra d’élargir les travaux de recherche aux enjeux de santé et de bien-être de l’ensemble de la population, tout en poursuivant les travaux auprès des communautés autochtones.
Dirigée par Oscar Labra, professeur titulaire à l’École de travail social, et codirigée par Augustin Ependa, la chaire adopte une approche interdisciplinaire afin de mieux comprendre les facteurs qui influencent la santé et de contribuer au développement d’interventions adaptées aux réalités des différents milieux.
Si la mission initiale, axée sur les modes de vie et le développement des communautés autochtones, demeure au cœur des recherches, un nouvel axe s’ajoute. Les chercheurs s’intéresseront notamment à la santé durable, aux crises sanitaires et environnementales ainsi qu’à la santé sexuelle.
« Nous souhaitons mieux comprendre les répercussions de ces enjeux sur la santé globale, déterminer les facteurs qui favorisent le bien-être et documenter les préoccupations des populations exposées à des risques environnementaux, notamment en contexte minier. Ces connaissances sont essentielles pour développer des interventions adaptées et contribuer à une santé durable pour tous », explique Oscar Labra.
Les travaux de la chaire continueront de s’appuyer sur la coconstruction des connaissances avec les communautés autochtones, le respect des savoirs traditionnels et l’adaptation culturelle des pratiques en santé publique. L’approche privilégie également les principes PCAP®, qui reconnaissent aux Premières Nations le contrôle sur la collecte, l’utilisation et la gestion de leurs données.
Au terme de son premier mandat, réalisé entre 2023 et 2026, la chaire a réuni plus d’une dizaine de chercheurs provenant de cinq universités québécoises et contribué à la formation d’une quarantaine d’étudiantes et d’étudiants aux cycles supérieurs. Elle a également développé un partenariat avec l’Université interculturelle indigène de Michoacán, au Mexique, et offert une vingtaine de webinaires afin de diffuser les connaissances acquises.
En élargissant son mandat, l’UQAT souhaite renforcer son rôle dans la recherche sur les enjeux de santé qui touchent les communautés autochtones et l’ensemble de la population, tout en poursuivant le développement de solutions adaptées aux réalités régionales.