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Conférence annuelle du SAENCAT : Une 22e édition menant à des alliances fortes pour mieux bâtir

19 juin 2026

par : Daisy-Anne Gagné

photo : Le premier panel réunissait trois leaders autochtones reconnus (Photo : Paul Brindamour)

Le Secrétariat aux alliances économiques Nation Crie Abitibi-Témiscamingue (SAENCAT) a tenu la 22e édition de sa conférence annuelle, les 16 et 17 juin derniers. C’est derrière les portes de l’Hôtel Forestel de Val-d’Or que les acteurs issus de diverses communautés se sont rassemblés pour échanger sur les enjeux économiques, environnementaux et sociaux du territoire et de son avenir.

Pour l’occasion, élus, entrepreneurs, représentants gouvernementaux et partenaires autochtones et allochtones ont été invités à prendre la parole sur les enjeux façonnant l’avenir de l’Abitibi-Témiscamingue et du territoire Eeyou Istchee Baie-James.

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Présenté sous le thème « Territoires, ressources et alliances : un Nord plus fort, ensemble ! », l’événement a débuté par un échange de réflexions, suivi de deux panels de discussion. L’organisme offrait ainsi un espace de dialogue privilégié pour renforcer la compréhension mutuelle, tisser des liens et jeter les bases de futures collaborations: « La Conférence annuelle représente vraiment un rassemblement, une occasion de partager, de se voir et, de venir s’informer sur les enjeux, sur les initiatives et sur les bons coups qui se passent en Eeyou Istchee. C’est une occasion renouvelée de renouer des liens avec des gens qu’on a déjà connus par le biais d’autres événements [...] ou encore une occasion de tisser de nouvelles relations avec des partenaires potentiels », souligne la directrice générale du SAENCAT, Julie Martin.

Conférence annuelle du SAENCAT  2026

Les participants étaient invités à réfléchir sur les enjeux présentés (Photo : Paul Brindamour)

Lorsque le dialogue portait sur le développement des territoires, le respect des communautés et des aspirations des Premières Nations, des leaders autochtones ont pris la parole: Ghislain Picard, ancien chef de l’Assemblée des Premières Nations Québec-Labrador, Lucien Wabanonik, chef de Lac Simon et Bertie Wapachee, ancien conseiller et négociateur de la Nation Crie de Nemaska. Ces trois hommes de renom ont partagé leur vision à cet égard: « Il y a beaucoup de réflexions au niveau de l’industrie et du Gouvernement, mais aussi de nos communautés. Je pense que ce qui est important c’est de connaître la communauté ou les enjeux qu’il y a eu dans la communauté. Il y a beaucoup de choses que l’on rencontre, notamment, l’aspect de consultation et d’accommodement. Il est important cet aspect qui est souvent négligé par l’industrie ou le Gouvernement » affirme M. Wabanonik, puis il poursuit : « Ce sont des choses qui doivent avoir lieu de façon respectueuse, mais aussi que l’aspect de réciprocité soit amené pour finalement bâtir une relation de confiance […] C’est un élément crucial à bien comprendre pour toutes les parties, surtout les promoteurs. C’est le moment d’apprendre puis s’ouvrir à l’un et l’autre. »

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Plusieurs thèmes stratégiques ont été abordés lors de ce rendez-vous annuel, dont « Territoire et ressources : bâtir une prospérité partagée », au cœur de la présentation du 16 juin. La question centrale de ce moment fort de la journée : comment développer les ressources dans le respect des territoires et des communautés? Les participants ont ainsi été amenés à réfléchir à des exemples concrets de collaborations économiques fructueuses réunissant les entreprises, les organisations du territoire et les communautés. Ensuite, les invités ont discouru sur une façon de préparer la prochaine génération aux possibilités et aux défis du développement nordique. Finalement, les collaborateurs présents ont participé aux échanges sur les perspectives d’exploration ainsi que les occasions d’innovation propices sur le territoire.

Conférence annuelle du SAENCAT  2026

Le Centre d’amitié autochtone de Senneterre tenait un kiosque durant l’événement (Photo : Daisy-Anne Gagné)

En matière de développement, la conclusion d’un partenariat comporte de multiples défis, le plus grand d’entre eux étant la distance: « La distance géographique, culturelle et la distance entre les individus. Le fait de se retrouver, en fait, au milieu entre les deux cultures. Pour moi, ça fait partie des plus grands défis », explique Mme Martin. Il va sans dire que de l’incompréhension peut survenir entre les parties, qu’elle soit attribuable à des différences culturelles ou la méconnaissance de certains aspects.

Le forum étant terminé, la directrice générale du SAENCAT souhaite que de nouvelles connaissances aient été acquises, que des alliances se soient formées et que les discussions aboutissent à des partenariats potentiels : « Si ça peut faire allumer des lumières sur des développements potentiels, sur des collaborations possibles. Pour moi, ce sera une victoire! » s’exclame-t-elle, en conclusion.

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