Le 56e Tour de l’Abitibi Glencore prendra d’assaut les routes de la région du 10 au 19 juillet prochains. Reconnu comme la seule épreuve de la Coupe des Nations Juniors de l’Union cycliste internationale (UCI) présentée annuellement en Amérique, le Tour attirera cette année des athlètes issus de neuf pays, notamment du Canada, des États-Unis, du Mexique, d’Haïti, d’Équateur, du Kazakhstan, de la Belgique, de la Norvège et de la Nouvelle-Zélande.
En plus de ces neufs pays, le Québec sera également représenté durant l'événement, avec la participation de l’équipe régionale Sport Experts ainsi que d’une autre, formée de cyclistes abitibiens.
« Le Tour de l’Abitibi est reconnu partout dans le monde du cyclisme comme une compétition exigeante et formatrice. Accueillir autant de nations à Rouyn-Noranda, alors que la ville célèbre son 100e anniversaire, représente une immense fierté pour notre organisation, nos bénévoles et toute la région », souligne par voie de communiqué Mélanie Rocher, présidente du Tour de l’Abitibi Glencore.
Le retour de l’édition féminine
Après quatre ans de travail pour l’accueillir de façon optimale, les organisateurs ont ramené la formule féminine internationale pour une deuxième année. Mais le défi demeure la pérennisation. « Ça nous a pris quatre ans pour intégrer les femmes au Tour de l'Abitibi. Mais, le plus dur, ce n’est pas de les intégrer, ça va être d’assurer la pérennité, de s'assurer qu'on garde l'inclusion des femmes à l'intérieur de notre tour de l'Abitibi », explique Mme Rocher en entrevue.
Comme partenaire en titre de l’événement, Glencore s’associe aux démarches ayant mené à la viabilité du volet compétitif féminin. « C’est un programme sur lequel on a commenté trois ans avec l'objectif d'avoir une course féminine junior à la fin. Ce n'était pas évident parce qu'il y a beaucoup de rues et parce que l'organisation cycliste est très européenne. Alors, ils ont réussi à faire ce coup d'éclat d'amener une course internationale en Abitibi-Témiscamingue », déclare Alexis Segal, vice-président en affaires gouvernementales pour Glencore Canada.

Mélanie Rocher, présidente du Tour de l’Abitibi, lors de la conférence de presse. (Photo : Le Citoyen — Joanie Dion)
Rouyn-Noranda, ville hôtesse
Dans le cadre de son 100e anniversaire, la Ville de Rouyn-Noranda devient cette année la ville hôtesse de l’événement. « C’est un beau rayonnement, non seulement au Québec ou dans l'ensemble de la région, mais à l'international aussi. Évidemment, c'est une grande fierté. On saura bien accueillir les gens ici à Rouyn-Noranda pour cette édition-là », soutient Gilles Chapadeau, maire de Rouyn-Noranda.
Contrairement aux habitudes, cette année, le site officiel du Tour de l’Abitibi se trouvera aux abords de l’aréna Jacques-Laperrière et de la Bibliothèque municipale de Rouyn-Noranda. « Pour qu'on puisse avoir accès à plusieurs commodités, comme l'électricité, des locaux, les toilettes, c'était le meilleur endroit pour nous », explique Mme Rocher.
Une messagerie texte pour informer
Nouveauté cette année : en textant « tourabitibi » au 833-407-8097, il sera désormais possible de connaître en temps réel les déplacements des courses et savoir à quelle heure, sur quelle rue et sur quelle route le Tour passera.
Pour obtenir des informations à propos des possibilités de bénévolat, les citoyens peuvent envoyer le mot « bénévole » au même numéro. « On entre en contact avec la personne pour savoir quel type de bénévole est la personne, quelle journée elle est disponible et tout ça. Et à ce moment-là, c'est plus facilitant pour nous et plus facilitant pour les gens pour pouvoir s'inscrire », précise la présidente du Tour de l’Abitibi.

Gilles Chapadeau, maire de Rouyn-Noranda, lors de la conférence de presse. (Photo : Le Citoyen — Joanie Dion)
Démonstration de paracyclisme
Le 19 juillet, dernier jour de l’événement, Joseph Vachon et Étienne Mayer seront présents pour proposer une démonstration de paracyclisme. « Quand on vit des difficultés ou des traumatismes physiques dans lesquels on a une perte physique, il existe le paracyclisme. C'était important pour nous de démontrer qu'il n'existe pas juste le vélo conventionnel qu'on connaît et qu'il existe le paracyclisme, mais aussi de démontrer qu'on a des qui sont des paracyclistes super bons », spécifie Mélanie Rocher.
Les parcours
La première étape pour les femmes sera le parcours Preissac — Rouyn-Noranda le 10 juillet, pour une distance de 85 km. La seconde, le lendemain, consistera en une boucle de 100 km à Rouyn-Noranda, avec le départ et l’arrivée au site officiel. Ensuite, le troisième jour, pour la troisième étape, elles pédaleront de Taschereau à Rouyn-Noranda, en passant par le parc national d’Aiguebelle, sur une distance de 100 km. La dernière étape, le 13 juillet, sera un contre-la-montre de 8 km sur la piste cyclable autour du lac Osisko. Pour un total de 307 km en quatre jours, avec un dénivelé de 2 447 mètres, les femmes termineront la compétition le 13 juillet avec le challenge sprint de 500 m, en même temps que les hommes, qui commenceront leur Tour.
Quant à eux, les hommes emprunteront la route 117 de Val-d’Or à Rouyn-Noranda, le 14 juillet, pour une distance de 121 km. Le lendemain, ils partiront d’Amos pour revenir à Rouyn-Noranda, pour 140 km. Leur contre-la-montre aura lieu le 16 juillet, suivant le même parcours que celui des femmes. La quatrième étape fera Malartic — Cadillac — Malartic le 16 juillet, pour 58 km. Le 17 juillet, les cyclistes se rendront au Témiscamingue pour faire Ville-Marie — Notre-Dame-du-Nord, pour 137 km. La sixième étape sera la boucle à Rouyn-Noranda pour 115 km le 18 juillet. La dernière étape aura lieu le 19 juillet, avec le parcours Preissac — Rouyn-Noranda, pour 111 km. C’est un total de 681,1 km avec 4 958 mètres de dénivelé que parcourront les cyclistes masculins.