Le Syndicat des Métallos se réjouit de l'adoption du projet de loi 11, qui pave la voie aux investissements à la fonderie Horne et contribue à sécuriser l'avenir de la filière du cuivre au Québec.
Il salue également l'annonce faite par la compagnie Glencore d'aller de l'avant avec la reprise des travaux de modernisation de ses installations. « Plus que jamais, la filière du cuivre est stratégique pour le Québec et le Canada. Nous saluons donc l'important geste fait par le gouvernement du Québec pour assurer la stabilité réglementaire et permettre la reprise de la nécessaire modernisation des installations », souligne le directeur québécois des Métallos. Rappelons que le Syndicat des Métallos représente les 360 travailleuses et travailleurs de l'affinerie de cuivre de Montréal-Est. Celle-ci reçoit la majeure partie de sa matière première de la fonderie Horne à Rouyn-Noranda. Ce sont les deux seules usines du genre au Canada.
« L'avenir de la filière du cuivre est particulièrement important en cette ère de développement technologique, alors que le Québec et le Canada doivent travailler sur une Stratégie industrielle complète. Il est important que le Canada puisse recycler ici le cuivre et transformer la matière première nécessaire à tant de composantes », ajoute Nicolas Lapierre.
Des impacts jusqu’à Montréal
À l'affinerie de cuivre de Montréal-Est, le président de la section locale 6887, Stéphane Côté, pousse un soupir de soulagement : « Les derniers mois ont été particulièrement difficiles en raison de la forte incertitude quant à l'avenir, qui venait s'ajouter au contexte de guerre commerciale. Tous les nuages ne sont pas encore dissipés, mais nous sommes confiants que les gouvernements font ce qu'il faut pour assurer la pérennité de la filière du cuivre. »
La Chambre de commerce favorable
La Chambre de commerce et d’industrie de Rouyn-Noranda (CCIRN) accueille favorablement la décision du gouvernement du Québec d’accorder une prévisibilité réglementaire de sept ans à la Fonderie Horne. La CCIRN demandait une action gouvernementale pour offrir du temps à la Fonderie Horne afin de tendre vers les cibles visées. Dans la région, une part importante de l’économie s’est construite autour de la Fonderie qui crée à elle seule 600 emplois directs et 1200 emplois indirects.
La Chambre a toujours plaidé pour une voie de passage qui permet de concilier les impératifs environnementaux, sociaux, de santé et économiques. « Une étape importante vient d’être franchie et nous souhaitons maintenant que la Fonderie Horne investisse et prenne rapidement les actions nécessaires afin de continuer à tendre vers les cibles établies. Nos entreprises ont aussi besoin de prévisibilité et il faut poursuivre le travail avec un plan précis pour assurer le maintien des activités de la Fonderie à plus long terme », de souligner Éric Beaupré, président de la Chambre de commerce et d’industrie de Rouyn-Noranda.