Les activités de la 22ᵉ édition du Festival des Guitares du Monde en Abitibi-Témiscamingue ont pris fin après neuf jours de festivités. Le festival a notamment été marqué par une affluence record lors du spectacle soulignant le 100ᵉ anniversaire de Rouyn-Noranda.
Plusieurs nouveautés au programme
Le festival se tenant habituellement sur huit jours avec une pause de spectacle en salle le mercredi, l’édition 2026 a été comparée à un véritable marathon par voie de communiqué. D’abord, l’ajout du spectacle de Bleu Jeans Bleu dans le cadre des célébrations du 100ᵉ anniversaire de Rouyn-Noranda, présenté le vendredi précédant le lancement officiel du festival. Il s’agissait de la première fois que le FGMAT organisait un spectacle de cette envergure. Selon l’organisation, 2 550 personnes y ont assisté.
Une « entorse » a également été faite à la traditionnelle pause du mercredi avec la présentation d’un spectacle-bénéfice au profit du projet de verdissement de la cour de l’école Notre-Dame-de-Protection, avec laquelle le festival partage le site du quartier du Vieux-Noranda. La soirée mettait notamment en vedette Pelch. Selon les organisateurs, sa participation a été appréciée du public.
Ces deux spectacles visaient également à rejoindre de nouveaux publics, tout comme les représentations de Marilyne Léonard, Comment Debord ainsi que les spectacles gratuits présentés chaque midi et dans le cadre des 5 à 7 pendant toute la durée du festival.
Parmi les nouveautés figurait également l’exposition Les Cordes du Monde. Présentée dans le studio de l’Agora des Arts, cette exposition interactive consacrée à 15 cultures musicales différentes, inspirées des communautés immigrantes présentes à Rouyn-Noranda, a attiré plus de 600 visiteurs.
Le festival a également accueilli 1 600 élèves du primaire lors d’une prestation du groupe Bon Débarras. À l’inverse, trois membres du groupe En Portage ont offert des prestations dans six résidences pour aînés de la région.

(Photo : Gracieuseté)
Des défis logistiques et météorologiques
Cette édition a également été marquée par certains imprévus. L’annulation du spectacle de Sons of Legion a nécessité une réorganisation de la programmation et représenté une déception pour l’organisation. Celle-ci estime toutefois que l’intérêt du public a été maintenu malgré ce changement.
Les conditions météorologiques ont aussi représenté un défi. En effet, en raison du mauvais temps, la fête familiale n’a pas connu l’achalandage espéré. Malgré tout, le FGMAT affirme avoir enregistré une bonne participation aux spectacles extérieurs. Selon l’organisation, quelque 450 personnes ont assisté au spectacle de Comment Debord.
L’organisation rappelle par ailleurs que 60 % de sa programmation était offerte gratuitement et soutient que l’achat de billets demeure le principal moyen d’appuyer la présentation de spectacles sans frais. Certains artistes auraient également exprimé leur inquiétude face aux achats de dernière minute, craignant de se produire devant un public moins nombreux.
La tenue du festival durant la même période que les séries éliminatoires des Canadiens de Montréal a également représenté un défi pour l’organisation. « Nous avons toutefois su composer avec cette réalité en présentant les matchs sur des écrans au bar des salles de spectacles et même sur le site extérieur à la sortie du spectacle de Pelch. Notre invitée Brittany Kennell, grande amie du bleu-blanc-rouge, nous a même fait un clin d’œil musical en début de spectacle », souligne par voie de communiqué Renée Arsenault, relationniste de presse du FGMAT.
Une fin de festival marquée par plusieurs prestations
La dernière fin de semaine du festival a notamment été marquée par les prestations de Matt Andersen ainsi que du trio formé des Sœurs Boulay et d’Elliot Maginot. Le spectacle en formule « carte blanche », devenu une tradition du Festival des Guitares du Monde, était cette année consacré aux 40 ans de carrière de Luc De Larochellière. Pierre Flynn, Marie-Pierre Arthur, Jordan Officer, Damien Robitaille et Andrea Lindsay ont participé à cette création spéciale, avant de se réunir sur scène pour revisiter plusieurs chansons du répertoire de l’artiste.