Alors que plus de 30 000 enfants attendent toujours une place en service de garde au Québec, la situation demeure préoccupante en Abitibi-Témiscamingue, où près de 1 000 enfants étaient en attente au printemps 2025.
Selon les plus récentes données, 966 enfants étaient en attente d’une place dans la région au 31 mai 2025, en hausse par rapport aux 877 enfants recensés en octobre 2022. Cette réalité oblige plusieurs familles à retarder leur retour au travail ou à recourir à des solutions temporaires, souvent coûteuses ou précaires.
Malgré la création de 348 nouvelles places depuis 2022 en Abitibi-Témiscamingue, l’offre ne suffit toujours pas à répondre à la demande. L’écart demeure particulièrement marqué pour les poupons, un groupe pour lequel les places en milieux familiaux ont diminué au cours des dernières années, accentuant la pression sur les listes d’attente.
Le défi ne se limite pas au nombre de places disponibles. Les données montrent également un recul de la proportion d’éducatrices qualifiées, passant de 67 % en 2022 à 57 % en 2025, ce qui soulève des enjeux quant à la qualité des services offerts.
Dans ce contexte, l’organisation à l’origine du livre blanc propose neuf recommandations afin de transformer le réseau des services de garde. Celles-ci visent notamment à simplifier l’accès aux services, renforcer l’information aux parents, développer un réseau davantage subventionné et améliorer la qualité et l’accessibilité des places.
L’organisation souhaite également que les services de garde soient pleinement reconnus comme un levier d’égalité sociale et économique, notamment pour les femmes, dont plusieurs ralentissent leur carrière faute d’un accès adéquat à ces services.
À l’approche des élections, ces constats et propositions arrivent à un moment charnière. Plusieurs familles attendent encore des solutions durables, alors que le manque de places continue d’entraîner des répercussions concrètes sur le marché du travail et la vie quotidienne dans la région.