Unifor se désole des informations faisant état de la fermeture définitive de l'usine de panneaux OSB d'Arbec à Amos.
Alors que le site était à l'arrêt depuis plusieurs mois, cette fermeture met en lumière l'urgence de revoir le modèle industriel forestier ainsi que la stratégie de développement régional.
Les salariés ont appris la nouvelle le 26 mai de la part de l’employeur. L’arrêt définitif des opérations d’Arbec risque de déséquilibrer une chaîne de valeur déjà précaire. La perte d'une usine de transformation de bois feuillu pourrait également compliquer les travaux de récolte du bois résineux dans la région. « C'est un autre coup très dur pour l'industrie et pour la ville. Déjà, 150 travailleuses et travailleurs d'Amos avaient perdu leur emploi lors de la fermeture de l'usine de papier de Produits Forestiers Résolu en 2021. Aujourd'hui, c'est environ 90 membres d'Unifor qui apprennent que leur milieu de travail s'éteint pour de bon. Il faut stopper l'hémorragie», affirme Daniel Cloutier, directeur québécois d'Unifor. « On ne peut pas rester les bras croisés pendant que la communauté amossoise perd ses piliers économiques. Unifor appelle à aller plus loin et à revoir notre modèle de développement forestier de fond en comble», renchérit-il.
Un nouvel emploi
« Heureusement, une grande majorité des travailleuses et travailleurs ont réussi à se trouver un nouvel emploi, mais, malheureusement, souvent à l'extérieur du secteur forestier. À force de voir l'industrie être abandonnée, plusieurs ont fini par tourner la page eux aussi. Dans une région reconnue comme pionnière de cette industrie, ce constat est profondément préoccupant et désolant », déclare Frédéric Auger, représentant national d'Unifor à Amos. Le syndicat rappelle qu'il continuera de soutenir ses membres tout au long de cette période.
Un dur coup pour la communauté d’Amos
Cette fermeture représente une perte importante pour l’économie locale et régionale, mais surtout pour les travailleuses et travailleurs qui ont contribué, pendant des années, au développement et à la vitalité du milieu et à la force de l’industrie forestière en Abitibi-Témiscamingue.
« L’annonce d’une fermeture définitive est particulièrement difficile pour notre communauté. Il y a des gens et des familles qui gardaient espoir de voir l’usine reprendre ses activités. Nous pensons aujourd’hui à toutes celles et ceux qui sont touchés de près ou de loin par cette décision. La foresterie fait partie de l’identité d’Amos et chaque perte dans ce secteur entraîne des répercussions humaines et économiques souvent sous-estimées », souligne le maire d’Amos, Sébastien D’Astous, ébranlé par cette fermeture.
Dans son message, la Ville d’Amos tient à exprimer sa solidarité envers les employés d’Arbec, leurs proches ainsi qu’à l’ensemble des partenaires du secteur forestier actuellement confrontés à une période particulièrement difficile. « La Ville d’Amos demeurera présente auprès des travailleuses et des travailleurs, des familles touchées et des partenaires du milieu afin de contribuer aux efforts de relance et de diversification économique de notre région », ajoute le maire.