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Les pulvérisations aériennes débuteront à la fin mai en Abitibi-Témiscamigue

22 mai 2026

par : Journaliste

photo : Tordeuse du bourgeon de l’épinette. (Photo gracieuseté SOPFIM)

Plus de 647 000 hectares de forêt seront protégés par la SOPFIM en 2026 contre la tordeuse des bourgeons de l’épinette.

La Société de protection des forêts contre les insectes et maladies (SOPFIM) interviendra cet été sur plus de 647 000 hectares de forêt infestée par la tordeuse des bourgeons de l’épinette. Un programme de protection des forêts contre cet insecte a été établi pour 12 régions administratives : le Bas-Saint-Laurent, le Saguenay–Lac-Saint-Jean, la Capitale-Nationale, la Mauricie, l’Outaouais, l’Abitibi-Témiscamingue, la Côte-Nord, le Nord-du-Québec, la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine, Chaudière-Appalaches, Lanaudière, les Laurentides.

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La ministre des Ressources naturelles et des Forêts du Québec a demandé à la SOPFIM de préparer un plan d’intervention pour les secteurs admissibles les plus infestés. La SOPFIM protégera donc, en plus des forêts publiques, une superficie d’environ 8 100 hectares de forêts privées, aménagées, susceptibles à la tordeuse, n’ayant pas atteint la maturité et détenue par des producteurs forestiers. Afin de réaliser son mandat, la SOPFIM a établi 12 bases d’opération sur le territoire, soit à Dolbeau, Saint-Honoré, Saint-Irénée, Maniwaki, Bonaventure, Gaspé, Casey, Sainte-Anne-des-Monts, Amos, Lebel-sur-Quévillon, Forestville et Charlo (N.-B.).

Mai et juin

Les pulvérisations aériennes débuteront vers la fin du mois de mai et se poursuivront tout au long du mois de juin. Seul l’insecticide biologique Bacillus thuringiensis, variété kurstaki, communément appelé Btk, sera utilisé durant ce programme. De nombreuses études scientifiques ont démontré que le Btk est sécuritaire pour la santé humaine, les animaux, la végétation et l’environnement. De plus, il est homologué par Santé Canada. Rappelons que la tordeuse des bourgeons de l’épinette est l’insecte défoliateur le plus important des forêts de conifères du Québec. Cet insecte forestier consomme les aiguilles des nouvelles pousses des sapins et des épinettes, leur donnant une apparence rougeâtre au courant de l’été. L’objectif du programme de protection n'est pas d'éliminer cette espèce, mais plutôt de réduire les populations, de manière à protéger au moins 50 % du feuillage annuel produit par les conifères. Si les arbres ne sont pas protégés lorsqu’il y a une épidémie, ils risquent fortement de mourir après quatre ou cinq années de dommages sévères consécutifs.

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