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Alex-Ann Caron, une pharmacienne d’excellence

24 mai 2026

par : Joanie Duval | Journaliste de l’Initiative de journalisme local

photo : Étienne Boisvert

Ce n’est pas un hasard si la Lasarroise d’origine Alex-Ann Caron a reçu le Prix Pierre-Paul-Leblanc lors de la remise des prix d’excellence de l’Association des pharmaciens d’établissements de santé du Québec, une distinction remise au résident ou à la résidente à la maîtrise en pharmacothérapie avancée de la Faculté de pharmacie de l’Université Laval qui s’est le plus démarqué. La pharmacienne a sa profession tatouée sur le cœur et en parle avec passion.

Un parcours académique d’excellence

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Alex-Ann Caron a terminé ses études supérieures en pharmacologie en décembre dernier, un parcours de cinq années et demie qui comprend un doctorat de premier cycle en pharmacie d’une durée de quatre ans à l’Université Laval et un programme de 16 mois à la maîtrise en pharmacothérapie avancée, pour pouvoir travailler en établissement de santé. Cette maîtrise est composée d’une session de cours de quatre mois suivis d’une année de résidence dans les hôpitaux, à faire divers secteurs cliniques pour se spécialiser.

Le prix Pierre-Paul-Leblanc vient couronner l’excellence dont la jeune femme a fait preuve. « Pour moi, ça représente tout ce que j’ai fait, tout mon engagement, ma persévérance. Parce qu’il faut se le dire, c’est un programme quand même exigeant. Ça nous prépare super bien à la pratique en établissement de santé », témoigne-t-elle.

Trouver la motivation

Plusieurs éléments ont gardé Alex-Ann Caron motivée pendant ses études loin de ses proches. « Moi ce qui me motivait, c’est l’appui de ma famille, de mon conjoint, qui m’ont toujours encouragé. Même si je poursuivais mes études (à la maîtrise) après être devenue pharmacienne, bien ils m’ont toujours soutenue même si on était toujours à distance. Aussi, quand on commence à faire les stages en établissement de santé, c’est vraiment là où j’étais le plus motivée. Pendant la maîtrise, j’avais de très bons maîtres de stage qui me confirmait que j’étais à la bonne place. Quand on reçoit des feedbacks positifs, bien ça nous motive à aller plus loin. C’est comme un mal pour un bien quand on doit aller étudier à l’extérieur, mais je savais que je revenais. Ça me permettait d’aller chercher de l’expertise et de la ramener en région, c’est ça aussi qui me motivait », affirme-t-elle.

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Pratiquer en Abitibi-Témiscamingue

Alex-Ann Caron avait pour objectif de revenir en Abitibi-Témiscamingue après la maîtrise, chose qu’elle a accomplie en déménageant à Val-d’Or où elle pratique à l’hôpital. « C’était toujours gravé dans mon cœur qu’il fallait que je revienne dans la région. »

La pharmacienne apprécie la pratique très diversifiée en région qui diffère de celle des grands centres. « Je n’ai pas un jour qui va être pareil. J’aime vraiment ça, ce n’est pas routinier du tout. On a une super belle équipe ici aussi. En région, on a des plus petites équipes, mais ça fait en sorte qu’on se connaît mieux, on est tous au même endroit et on peut collaborer mieux. Je savais qu’ici je retrouverais une équipe vraiment chaleureuse, puis une pratique qui est à mon image, diversifiée et que je peux toucher à tout, mais aussi que je peux voir des patients, je peux prendre le temps d’aller voir les dossiers. C’est vraiment unique à la région. »

Pourquoi choisir ce parcours

Comme dans tous les secteurs de la santé, la pharmacie en milieu hospitalier a des besoins en main-d’œuvre, que ce soit pour les assistants techniques en pharmacie, techniciens ou les pharmaciens. Alex-Ann Caron encourage ceux qui s’intéressent au domaine de la santé à poursuivre des études en pharmacie. « C’est pour quelqu’un qui veut un certain détachement physique des patients tout en étant super impliqué dans leur traitement, d’être là pour les soutenir dans leur traitement, les suivre aussi à long terme. »

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Elle ajoute que ça vaut la peine de poursuivre avec la maîtrise de pharmacologie avancée. « On voit les traitements pour des patients très malades, des dossiers très complexes, donc on va aller chercher des aptitudes qui vont nous servir toute notre pratique. Je ne reviendrais pas en arrière, j’aime vraiment la capacité d’analyse que j’ai acquise », précise-t-elle.

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