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Des artistes régionaux au cœur du FGMAT

15 mai 2026

par : Joanie Dion

photo : Lubik (Photo : Gracieuseté)

Le Festival des Guitares du Monde en Abitibi-Témiscamingue (FGMAT) s’est donné comme mission de diversifier l’offre culturelle en région avec des spectacles de musique axés sur la guitare et les instruments à cordes pincées d’artistes régionaux, québécois, canadiens ainsi qu’internationaux. Cette année n’y fait pas exception et, de la scène régionale, Les Gringalets et Lubik, entre autres, y performeront.

Au fil des années, l’événement s’est imposé comme un lieu de découvertes musicales, de rencontres et d’inspiration pour toute une génération de musiciens de la région. C’est notamment le cas pour Lubik. Le groupe, bien connu pour son énergie explosive et ses prestations festives, entretient un lien particulier avec le festival depuis ses débuts. « C’est comme une institution », lance Alex Pic, membre du groupe. « Ça fait plus de 20 ans que ça existe. Nous, quand le festival a commencé, on était encore jeunes. On allait voir des spectacles et ça a vraiment nourri notre amour pour la musique. »

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Il se rappelle notamment avoir découvert des artistes marquants, des expériences qui ont contribué à façonner son parcours musical. Aujourd’hui, le groupe se retrouve à son tour parmi les artistes invités. « C’est un peu full circle. On contribue à notre tour à mettre du groove dans le paysage », résume-t-il. Après plus de 15 ans de spectacles, Lubik affirme ne rien avoir perdu de son intensité sur scène. Alex Pic promet d’ailleurs un spectacle fidèle à l’identité du groupe, porté par l’improvisation, la spontanéité et l’énergie du moment.

« Même après toutes ces années, on y va encore à fond la caisse. On aime garder le côté vivant du spectacle. Il y a toujours une ligne directrice, mais on laisse aussi de la place à l’improvisation. C’est ça qui garde la magie du live. » Le groupe profitera également du festival pour présenter de nouvelles chansons ainsi que quelques artistes invités.

Dans un contexte de festival, Lubik apprécie particulièrement l’occasion de surprendre le public, parfois composé de festivaliers qui découvrent le groupe par hasard entre deux spectacles. « Les gens passent d’un univers musical à un autre pendant la soirée. Le défi, c’est de les embarquer avec nous et de garder cette espèce de mojo-là vivant », explique le musicien. « Ce qui est beau dans les festivals, c’est de faire partie de quelque chose de plus grand que juste ton spectacle. »

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Les Gringalets Crédit William B. Daigle

Les Gringalets (Photo : William B. Daigle)

Du côté des Gringalets, l’enthousiasme est tout aussi palpable. Le groupe rouynorandien, composé de jeunes musiciens naviguant entre bluegrass, trad, jazz swing et musique festive, voit sa participation au FGMAT comme une occasion importante. « On est super contents d’avoir été invités », souligne le contrebassiste Jonathan Harrisson. « C’est un gros festival à Rouyn-Noranda et on est bien heureux de pouvoir performer aux côtés d’autres artistes d’ici et de plus gros noms aussi. »

Sur scène, Les Gringalets misent sur une ambiance rassembleuse et chaleureuse. « On veut faire taper du pied le monde », résume Jonathan Harrisson en riant. « C’est comme un voyage musical. On passe par plusieurs styles et plusieurs émotions. »

L’identité du groupe repose également sur la personnalité distincte de chacun de ses membres. Jonathan Harrisson explique que leurs influences variées viennent teinter autant la musique que l’ambiance sur scène. « Moi, j’amène beaucoup le côté humoristique et théâtral. Les autres gars sont des musiciens incroyables avec des influences différentes. Tout ça se mélange et ça crée l’univers des Gringalets. »

Le groupe accueillera aussi une nouvelle violoniste au sein de sa formation pour la saison estivale, un ajout que les membres considèrent déjà comme naturel. « Ça apporte une nouvelle énergie dans le groupe », explique-t-il. « On voulait quelqu’un qui fitte autant humainement que musicalement avec nous et ça fonctionne vraiment bien. »

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Comme Lubik, Les Gringalets apprécient particulièrement l’effervescence propre aux festivals, même si Jonathan Harrisson reconnaît que les spectacles en salle offrent une proximité différente avec le public. « Dans les festivals, il y a quelque chose de vivant avec tous les artistes, tous les spectacles autour. Ça bouge tout le temps », explique-t-il. « En salle, c’est plus intime. Tu peux davantage connecter directement avec les gens. Les deux ont vraiment leurs bons côtés. »

À travers des styles différents, Lubik et Les Gringalets partagent néanmoins une même vision de la musique : celle d’un art vivant, rassembleur et profondément humain. Et pour ces artistes de la région, monter sur les scènes du FGMAT représente aussi une façon de redonner à un événement qui, depuis plus de deux décennies, contribue à faire vibrer l’Abitibi-Témiscamingue au rythme de la musique.

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