Du 11 au 13 mai, après une longue absence dans l’Abitibi-Témiscamingue, Moelle épinière et motricité Québec (MÉMO-Qc) rendait visite aux communautés de Val-d’Or et de Rouyn-Noranda. Des activités, des moments d’échanges et de mobilisation étaient prévus pendant ces trois jours, et ce, sous le thème de la sensibilisation et de l’inclusion.
Avec 80 ans d’existence, MÉMO-Qc est un organisme provincial qui parcourt le Québec afin de rejoindre une majorité de sa clientèle. Après quelques années d’absence en Abitibi-Témiscamingue, son passage a été possible grâce au Programme d’aide financière du Fonds de la sécurité routière. L’objectif de ce retour sur le territoire ? « On vient ici à la rencontre de nos membres. On organise plusieurs activités d’intégration sociale pour voir comment ils vont. On fait de la sensibilisation pour le respect des places de stationnements réservées aux personnes en situation de handicap, qui est un enjeu quotidien », soulève Jenn Pechberty, organisatrice communautaire de MÉMO-QC.
Les activités ont commencé du côté de Val-d’Or, le 11 mai, avec une patrouille citoyenne suivie d’un souper-partage au St-Hubert. Une nouvelle initiative a été lancée le 12 mai pour les personnes vivant avec des limitations fonctionnelles ; Abitibi ACCESSIBLE est la nouveauté pour promouvoir l’accessibilité et la participation sociale de ces personnes. De plus, selon Mme Pechberty, il s’agissait d’un « événement à mi-chemin entre le Salon du véhicule adapté et un Salon du plein air inclusif », car plusieurs fournisseurs étaient sur place pour présenter leurs équipements adaptés et pour discuter avec les citoyens présents.

Kiosques des fournisseurs sur place, lors de l’événement Abitibi ACCESSIBLE (Crédit Photo : Daisy-Anne Gagné)
Du côté de la sensibilisation, l’organisme allait jusqu’à remettre un feuillet avec l’allure d’un véritable constat d’infraction pour stationnement et intitulé Contravention de civisme. Les informations sur celui-ci rappelaient à la population le code de sécurité routière ainsi que le montant de l’amende pour le non-respect de la loi. Tandis que ces stationnements sont très près de l’entrée des magasins, certains n’ayant pas de vignette, osent y placer leur voiture. « Ils se disent “j’en ai pour deux minutes, ça ne posera pas de problème et je reviens”, c’est jusque pendant ces deux minutes-là, une personne en situation de handicap qui en a vraiment besoin arrive là, elle peut être contrainte de rentrer chez elle », explique Mme Pechberty, puis elle ajoute : « C’est un frein à la participation sociale, à l’autonomie et ça met en danger concrètement la vie de la personne », en faisant référence aux difficultés pour les personnes avec des limitations fonctionnelles. Également, il ne faut pas oublier qu’une personne sans limitation peut poser quelques actions pour aider, dont respecter les places dédiées aux personnes qui ont des vignettes et rendre son lieu ou son infrastructure accessible.

Vue aérienne d’Abitibi ACCESSIBLE, le 12 mai (Crédit Photo : Dominic Piché).
Pour la présence de l’organisme à Rouyn-Noranda, le 13 mai, un brunch-partage ainsi qu’une patrouille citoyenne étaient organisés durant la journée. En terminant, Mme Pechberty rappelle à la population : « Soutenez-nous, partagez le message. Chacun peut faire une petite différence dans son quotidien sur le regard qu’on porte sur les personnes. »