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Près de 1750 élèves à Rouyn-Noranda bénéficieront d’une offre alimentaire élargie

14 mai 2026

par : Ricardo Jr Emmanuel

photo : Jusqu’à 1 750 élèves visés par un nouveau projet‑pilote d’alimentation scolaire à Rouyn‑Noranda (Crédit Photo : Le Citoyen — Ricardo Jr Emmanuel)

C’est le mercredi 13 mai au local de Témabex, l’un des partenaires du projet que l’organisme Villes et Villages, qu’on a annoncé le lancement du projet-pilote Connecter pour alimenter la jeunesse dans le but de favoriser l’accès à une offre alimentaire universelle dans les écoles de Rouyn-Noranda.

Ce sont autour de 1750 élèves répartis au sein de neuf écoles, soit plus de 52 % des élèves au primaire, qui vont bénéficier de cette offre alimentaire grâce au financement de 228 000 $ obtenu du ministère de l’Éducation de l’Éducation dans le cadre du Programme national d’alimentation scolaire. L’objectif est de mieux coordonner les différentes mesures déjà existantes afin d’assurer un accès plus équitable à des services alimentaires dans les écoles primaires ciblées.

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Dès l’automne prochain, le service de repas chauds serait offert au minimum trois fois par semaine dans les écoles ciblées, selon la capacité des établissements et les infrastructures en place. En collaboration avec La Cantine pour tous, le projet privilégie une tarification sociale : les parents paieraient, selon leurs moyens, avec une contribution minimale symbolique, afin d’éviter toute forme de stigmatisation. Tous les élèves recevraient le même repas, peu importe le montant payé par leur famille. Ce service va s’ajouter aux différentes mesures alimentaires qui sont déjà déployées sur le terrain. Rappelons que depuis octobre 2025, des berlingots de lait sont distribués deux fois par semaine dans huit écoles primaires. À cela s’ajoutent des soupes solidaires servies à l’heure du midi, présentement offertes une fois par semaine dans certaines écoles, ainsi que des collations santé, préparées à partir de produits locaux et régionaux.

Selon la directrice de Villes et Villages en santé, Kathleen Baldwin, l’enjeu principal ne réside pas dans le manque d’initiatives, mais dans leur organisation. « Le pari que l’on fait, c’est celui de la coordination. En mettant en commun les programmes existants, on est capables de maximiser les retombées pour le milieu », explique‑t‑elle.

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Kathleen Baldwin, directrice générale Villes et Villages en santé (Crédit Photo : Le Citoyen — Ricardo Jr Emmanuel)

Concrètement, le projet repose sur l’arrimage de différentes mesures alimentaires offertes par des partenaires nationaux, dont La Cantine pour tous, La Tablée des chefs et Le Club des petits déjeuners. « Nous sommes heureux de pouvoir contribuer à l’émergence de ce projet qui reflète une réelle volonté du milieu de se doter de solutions durables pour les jeunes. Là où nous sommes présents, nous voyons à quel point une approche structurée peut faire une différence concrète pour les familles et les écoles. C’est dans cet esprit que nous souhaitons mettre notre expérience au service des partenaires, afin de soutenir le développement de notre modèle, adapté et ancré dans la réalité de Rouyn-Noranda., indique Thibaud Liné, directeur général de La Cantine pour tous.

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Au‑delà de l’aide alimentaire, Connecter pour alimenter la jeunesse comprend également un volet éducatif. Des ateliers culinaires inspirés du programme Ateliers 5 épices ont été testés dans certaines écoles au printemps, rapporte Kathleen Baldwin. Ces activités visent à développer la littératie alimentaire, en initiant les élèves à la préparation des aliments et à de meilleures habitudes alimentaires.

Une mobilisation pour répondre aux besoins

Cette initiative est menée conjointement par cinq organisations locales, dont le Centre de services scolaire de Rouyn‑Noranda (CSSRN), le Centre d’action bénévole, Espace entrepreneuriat collectif et Témabex. Il s’appuie sur des constats observés dans plusieurs établissements, notamment l’absence de services alimentaires structurés, des initiatives inégales d’une école à l’autre et une hausse des besoins alimentaires, particulièrement dans les milieux plus vulnérables.

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Anne-Frédérique Karsenti, directrice générale du Centre de services scolaire de Rouyn-Noranda (Crédit Photo : Le Citoyen — Ricardo Jr Emmanuel)

Pour la directrice générale du CSSRN, Anne‑Frédérique Arsenti, la sécurité alimentaire est directement liée à la réussite scolaire. « Un élève dont les besoins alimentaires sont comblés est un élève qui peut se concentrer sur ses apprentissages », soutient‑elle. Le projet cible d’abord les écoles les plus défavorisées, où près d’un élève sur quatre ne dispose pas toujours d’un accès suffisant à l’alimentation.

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Le projet compte également sur la participation du secteur privé. L’entreprise Rembourrage Experts Amobi s’est engagée à verser 25 000 $ par année pour les deux prochaines années, en plus de libérer des employés pour du bénévolat dans certaines écoles lors des distributions. Son directeur général, Stéphane Brown estime que l’implication des entreprises est essentielle.

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Stéphane Brown s’engage comme ambassadeur avec une contribution de 25 000 $ par année pour les deux prochaines années afin de soutenir le déploiement de l’initiative. (Crédit Photo : Le Citoyen — Ricardo Jr Emmanuel)

Les enfants ne choisissent pas leur situation. Si on peut leur donner une chance de partir égale avec les autres, c’est important de le faire », affirme‑t‑il, invitant d’autres entrepreneurs à se joindre à l’initiative.

Au‑delà du projet‑pilote, Connecter pour alimenter la jeunesse s’inscrit dans une volonté plus large de bâtir un système alimentaire scolaire local, durable et solidaire, ancré dans l’économie sociale. Les partenaires envisagent une période d’évaluation du projet afin de mesurer les retombées avant un éventuel élargissement.

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(Crédit photo : Le Citoyen — Ricardo Jr Emmanuel)

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