Un groupe issu des Productions de la 3e Avenue s’est réuni pour réaliser une œuvre cinématographique titrée American Pizza in Val-d’Or, produite dans le cadre du concours Party pooper spectacular du Festival Cabane à Sang. Avec un budget restreint et une solide expérience des micro-productions, le collectif y a vu l’occasion idéale de créer en s’amusant, tout en profitant d’une vitrine d’envergure pour son travail.
Charles-Antoine Chouinard a découvert le concours lors d’un événement du Festival international du cinéma auquel assistait le directeur du Festival Cabane à Sang. L’idée d’un concours exigeant des œuvres produites avec seulement 200 $ a immédiatement retenu son attention. « Ça avait piqué ma curiosité parce qu’avec les Productions de la 3e Avenue, on est habitués à travailler de façon plus artisanale. »
Pour une petite entreprise régionale, cette occasion représentait aussi une chance de visibilité. « Ça nous permettait de faire un projet qui allait être vu », confie-t-il. L’idée pouvait sembler audacieuse, mais elle s’inscrivait naturellement dans leur manière de travailler : avec peu de moyens, une petite équipe et des délais serrés. Leurs productions sont généralement autofinancées, réalisées à petits budgets et « faites maison », tout en conservant un aspect professionnel.
L’inspiration du court-métrage provient des films d’horreur des années 1980, tout en respectant le thème du concours : l’horreur et la pizza. « J’ai décidé de prendre un influenceur de pizza qui finit par taquiner assez un gars de pizzéria qu’il lui donne une pizza maudite qui le transforme en pizza », explique en riant Alexander Walosik, collègue de M. Chouinard.
Comme le thème et le budget étaient imposés, l’équipe a dû miser sur les talents de chacun, notamment pour créer des effets visuels artisanaux. L’un des défis consistait à rendre réaliste le « fromage » coulant dans le dos du personnage, ou encore à teindre la pâte de la pizza en mauve et le fromage en vert. « C’était l’enfer d’essayer d’y arriver et de réussir comme on voulait », confie M. Walosik, qui a eu l’aide de sa conjointe pour cet aspect.
Au total, cinq personnes ont travaillé sur le film : Alexander Walosik, Charles-Antoine Chouinard, William Boulanger, Alex Martel et Sabrina Forget-Matte. Pour eux, le choix d’une petite équipe allait de soi. « On privilégie l’autofinancement et les petites productions parce que ça nous permet de contourner certains enjeux de production pour, justement, être capables de réaliser un projet avec un petit budget », souligne M. Chouinard.
American Pizza in Val-d’Or dure, finalement, cinq minutes… pour douze heures de tournage. « Honnêtement, ça nous tentait », admet M. Walosik.
Réalisé dans un style « horror-comedy », American Pizza in Val-d’Or se veut une œuvre « sanglante un peu, mais, en même temps, très drôle… parce que c’est un gars qui se transforme en pizza », résume-t-il.
Pour Charles-Antoine Chouinard, ce type de projet permet surtout de retrouver un plaisir créatif plus spontané. « Sentir que c’est le produit d’un groupe de personnes qui ont eu du plaisir entre amis pendant une fin de semaine, il y a de moins en moins d’événements qui permettent ça, et qui offrent une vitrine à des productions artisanales réalisées avec moins de moyens, mais beaucoup de passion », partage-t-il.
Malgré les défis de tournage — ou peut-être grâce à eux — l’équipe estime être parvenue à atteindre l’effet recherché, voire l’ampleur souhaitée.
Pour cette visionner cette première participation au concours, rendez-vous au https://cabaneasang.tv/.