L’organisation des Huskies de Rouyn-Noranda a brossé, le mercredi 6 mai, un portrait plutôt satisfaisant de la saison 2025-2026 et des séries.
Réunis à l’aréna Glencore pour le traditionnel bilan de fin de saison, Gilles Bérubé, directeur des opérations, Yannick Gaucher, directeur général, Steve Hartley, entraîneur chef et assistant directeur général ainsi que Jacques Blais, propriétaire et président des Huskies, ont livré les faits saillants de leur saison 2025-2026 en plus de dévoiler leurs intentions à l’approche du repêchage de la LHJMQ 2026.
Un travail d’équipe
D’entrée de jeu, Yannick Gaucher a voulu saluer le travail de toute l’organisation des Huskies. « Je profite de l'occasion pour remercier tous les partisans qui sont passés à l'aréna cette année. Parce qu'évidemment, des fois, on a un petit peu moins de monde, mais ce sont quand même des gens qui sont bruyants. Ce sont des partisans qui aiment leur équipe. Ça transporte les joueurs dans la saison et les séries. Les bénévoles également, les employés durant les matchs. Encore là, sans eux, on n'est pas là, on n'a pas cet appui-là. L’équipe d’entraîneurs, le gérant d'équipement, thérapeute, on fait un travail incroyable. Ce sont des longues saisons avec les séries et on se promène beaucoup », affirme-t-il. Yannick Gaucher en ajoute en parlant des nombreux séjours sur la route. « On est une des équipes qui dort le plus sur la route avec un total de 38 nuits à l’extérieur. Ça prend beaucoup de planification et de gestion pour être capable de faire rouler ce club-là. Je parle des recruteurs également, par l'entremise de Frédéric Poulin. Je suis toujours impressionné de voir le nombre de matchs auxquels ils assistent pour être capable de dénicher les bons joueurs. C’est entre 300 et 350 matchs par hiver. »
La culture des Huskies
M. Gaucher enchaîne en parlant de la culture chez les Huskies et de l’éthique de travail. « On est bien encadrés quand on arrive avec l’organisation des Huskies, mais tout part de nos joueurs. C'est eux autres qui décident si ça leur tente d'être là et si ça leur tente de faire la différence. Cette année, on a été chapeautés par trois [joueurs de] vingt ans qui ont commencé chez nous, qu'on a repêchés dans l'année de la COVID et qui ont fait une grosse différence dès le départ de la saison. Je pense à Brunelle, Verdon et Dufresne. Même dans les séries, c'est eux autres qui ont continué à montrer la voie pour nos jeunes. En ayant une équipe jeune comme ça, on avait besoin d'être bien encadrés. Je pense d’abord au propriétaire, Jacques Blais à Gilles Bérubé aux opérations et tous les autres. Pour nous autres, c'est facile de travailler avec les Huskies parce que justement, on a cette aide-là, on a cet appui-là. On a carte blanche dans tout ce qu'on fait. Ils nous font confiance. Puis ça, ça part de là, pour moi, l'identité de l'organisation. »

Yannick Gaucher, directeur général des Huskies de Rouyn-Noranda. (Photo Le Citoyen - Christine Morasse)
Faire progresser les jeunes
À la tête d’une équipe très jeune, les dirigeants misaient sur le travail acharné et l’apprentissage sur glace pour faire progresser les joueurs. « Le message qu'on a lancé, c'est que chaque année, on va être compétitifs et on va trouver la façon de le faire. C'était ça dès le départ, rester compétitif et que nos jeunes progressent. C'est important qu’ils progressent aussi dans la victoire et de la bonne façon », résume Yannick Gaucher.
Les séries
« Pour nous autres, c'est incroyable comme c'est un laboratoire d'observation. Parce qu'on voit aller nos joueurs dans des situations critiques. On pense à la première série où on est allé en sept matchs contre Gatineau. Une équipe qui est arrivée ici contre nous, bien préparée. Donc, ils étaient bien dirigés, ils travaillaient fort. Ça nous a donné un peu de fil à retordre. »
Selon Yannick Gaucher, un septième match a été vraiment bénéfique pour ses joueurs. S’en est suivi deux bons matchs locaux contre les Cataractes de Shawinigan. « Quatre matchs où on a trouvé une façon de gagner. Ça nous a transposé par la suite dans la série contre Chicoutimi. Même des experts prétendaient que nous allions perdre en quatre ou cinq matchs, ça ne se transposait pas dans la chambre. Ça ne se transposait pas dans notre organisation. Nous autres, on y croyait. On croyait qu'on avait nos chances d'être là. La preuve, c'est que le premier match, on est allés le chercher à Chicoutimi. » Ce qui a fait grandir l’espoir envers le groupe. « C'était quand même une équipe à maturité, une équipe physiquement imposante. Avec le temps, ça nous a rattrapés mais au bout de la ligne, six matchs contre eux, c’est excellent. Je pense qu'à tous les matchs, on était là. L'an passé on a perdu en quatre, en demi-finale, cette année en six. Donc encore là, c’est une belle progression. »
Premier choix au repêchage
Le 5 juin prochain à Halifax, les Huskies parleront premiers lors de la séance de repêchage de la LHJMQ pour la première fois de leur histoire. Cette année, l’équipe a 13 choix au repêchage, dont deux choix de première ronde. Et un premier choix total, une première dans l’histoire des Huskies. En ce qui concerne le repêchage européen, l’équipe va probablement repêcher trois fois cette année.
Les familles de pension
À la toute fin de la rencontre, Gilles Bérubé a tenu ses quelques mots de remerciements envers son équipe et les familles de pension. « On est une micro-équipe, mais tout le monde fait un travail extraordinaire. Je tiens à remercier aussi les gens qui enseignent à nos joueurs. C'est un gros, gros point. Ils sont tous à l'école, vous le savez. Et puis, nos familles de pension. Je pense que nos gens hockey font grandir nos joueurs en tant que joueurs de hockey. Mais je pense que les familles de pension les font grandir en tant que personnes. Il y a des joueurs qui passent quatre ans dans la même famille. Il y a des liens qui sont tissés à vie entre les joueurs et leur famille de pension. Je voulais aussi souligner la confiance sans borne de nos partenaires. Je peux déjà confirmer le renouvellement de 28 loges pour la prochaine saison. »

Steve Hartley, entraîneur chef et assistant directeur général chez les Huskies de Rouyn-Noranda. (Photo Le Citoyen - Christine Morasse)
Prolongation de contrat pour Steve Hartley
« C'est une fierté de pouvoir s'enraciner dans la communauté. Je suis extrêmement reconnaissant aussi de recevoir le vote de confiance de l'organisation. Depuis mon arrivée, il y a deux ans et demi, j'ai découvert des gens en or. C'est très agréable de venir travailler avec eux tous les jours. C'est un peu comme notre équipe, nos joueurs. Ce que je ressens, c'est qu'on est comme une grande famille. C'est agréable de faire partie de ça. Tout le monde est là pour les bonnes raisons. Je sens vraiment qu’on a l'opportunité de faire du bon hockey. On fait ce qu'on aime, puis on a l'appui des propriétaires, on a l'appui des partisans, tous les gens qui entourent l'organisation sont là pour des bonnes raisons », conclu, l’entraineur Steve Hartley dont le contrat a été prolongé de deux ans.