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De plus en plus de voix s’élèvent pour préserver la forêt Dallaire à Rouyn-Noranda

15 avril 2026

par : Christine Morasse

photo : Plan de la forêt Dallaire à l’intersection du boulevard Québec et de la rue Dallaire à Rouyn-Noranda. (Carte gracieuseté Ville de Rouyn-Noranda)

Le Comité pour la préservation de la forêt Dallaire est revenu à la charge lors de la séance publique du conseil municipal de Rouyn-Noranda le lundi 13 avril dernier.

Formé il y a bientôt un an, ce comité entend bien sauver l’une des dernières forêts urbaines de la Ville de Rouyn-Noranda. Se succédant au micro lors de la période de questions allouées aux citoyens, plusieurs membres du comité sont venus exprimer leurs inquiétudes depuis qu’ils ont appris, en mai 2025, que la Ville de Rouyn-Noranda projetait d’y aménager un nouveau quartier résidentiel. Louise Bédard a pris la parole en mentionnant que toutes les villes devraient posséder leur propre forêt urbaine. La forêt Dallaire est un petit joyau, selon elle, jalousement entretenue de façon bénévole par une poignée de gens qui la fréquente. Elle est aussi un îlot de verdure qui fait contrepoids à la Fonderie (Horne) et qui cadre parfaitement dans le Plan climat 2030 de la Ville de Rouyn-Noranda, qui a pour objectif de créer un outil de planification stratégique pour l’atténuation des gaz à effet de serre et l’adaptation aux changements climatiques, ajoute-t-elle.

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Un écosystème unique au cœur d’une ville

François Ruph, également résident du quartier, est venu expliquer en détail les caractéristiques de la forêt Dallaire. « Ce que nous appelons la forêt Dallaire correspond à la définition exacte d’une forêt urbaine. On y trouve toutes les espèces arbustives de la forêt boréale mixte ainsi qu’une faune et une flore riche et diversifiée. C’est un écosystème unique et exceptionnel au cœur d’une ville, très riche en biodiversité, mais particulièrement vulnérable à tout bouleversement. Il est composé d’un haut sommet rocheux au pied duquel a repoussé une forêt naturelle grâce à l’eau qui ruisselle de toute part. Les milieux humides constituent plus des deux tiers du secteur visé par le développement domiciliaire. Ils forment un bassin éponge qui protège du même coup les riverains des inondations printanières et des grosses pluies d’été. C’est une forêt de proximité. Elle est à quelques minutes à pied des résidences du quartier sud et elle est rapidement accessible à vélo et par l’autobus de ville. Son seul tort c’est d’être méconnue », résume M Ruph.

« Ce que nous souhaitons, c’est faire de cet espace un écoparc récréatif éducatif accessible à tous les citoyens en ville et particulièrement aux enfants des écoles, sans oublier les jeunes pensionnaires de la Maison Rouyn-Noranda. Cela impliquerait un changement de zonage pour l’affection Récréation pour tout le secteur visé par le développement domiciliaire », propose-t-il aux membres du conseil municipal.

Réponse de la Ville

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« On va prendre en considération toutes les informations que nous avons entendues ce soir. Nous allons travailler avec nos équipes et vous revenir avec des propositions plus tard », a répondu Gilles Chapadeau, maire de Rouyn-Noranda. Il explique que dans un contexte de pénurie, la Ville s’est engagée à diversifier et à développer l’offre de logement sur son territoire. De plus, elle tient à offrir diverses options aux familles qui doivent être relocalisées en raison de l’aménagement d’une zone tampon aux abords de la Fonderie Horne.

Rappelons que des consultations sont prévues en mai afin de permettre à la Ville d’entendre le public et de faire connaître les résultats de son étude.

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