C’est le 13 avril 2026 que la nouvelle image de marque de l’Abitibi-Témiscamingue a été dévoilée, sous le signe de la célébration et de la fierté régionale. Misant sur la personnalité curieuse, débrouillarde, altruiste et indomptable de la région, cette nouvelle identité se veut simple, évidente et fidèle aux caractéristiques distinctives du territoire.
Ce changement de positionnement de la marque de destination s’est dessiné à la suite d’un sondage orchestré par la firme Léger. L’objectif a été de prendre le pouls d’un échantillon de la population concernant la région et de connaître ce qu’elle en pense. De là, des commentaires ont été recueillis et ont servi comme levier afin de réfléchir à une méthode d’attractivité.
Avec comme ligne directrice Nos richesses se méritent, cette nouvelle image suggère le respect des citoyens témiscabitibiens, tout en valorisant les particularités et les forces de la région. Qui plus est, le message contient également une part de lucidité quant à la clientèle cible. Les dernières années ont servi à réfléchir à « comment bien investir nos sommes pour attirer les gens qui sont vraiment prêts à venir en Abitibi-Témiscamingue. On n’est pas pour tout le monde, c’est vrai. On ne sera jamais la Gaspésie, on n’aura pas de baleines non plus, mais on a une belle offre », déclare Martin Poitras, directeur marketing chez Tourisme Abitibi-Témiscamingue.
Cette idée que la région n’est pas faite pour tout le monde se base sur des piliers tels que l’aspect hors norme de l’Abitibi-Témiscamingue, son esprit pionnier, l’enracinement de sa population et la passion qui anime tous ses acteurs. L’objectif est d’unifier les populations et les territoires, de se différencier de ce qui existe ailleurs et de stimuler ce qui existe ici.
« Notre destination est un territoire qui exige autant qu’il récompense. Cette terre riche, mais parfois rude, nous apprend depuis des millénaires que pour y vivre le meilleur, il faut savoir sortir des sentiers battus et s’adapter avec intelligence et détermination », souligne par voie de communiqué de presse Frédéric Arsenault, président de Tourisme Abitibi-Témiscamingue.

Frédéric Arsenault, président de Tourisme Abitibi-Témiscamingue (Photo : Le Citoyen — Joanie Dion)
Par-dessus tout, bien que l’entreprise travaille à attirer les gens d’ailleurs, la fierté commence par les gens d’ici. Avec cette démarche inspirée du tourisme durable et du respect de la population locale, on souhaite créer une fierté régionale. Ainsi, le rayonnement du territoire et de ses richesses passera par les citoyens, qui en sont les premiers ambassadeurs. « Je pense qu’on a tous un devoir collectif de citoyens de se réapproprier, de revoir, de redécouvrir notre Abitibi-Témiscamingue. Ça commence par nous », livre M. Poitras.
« Le territoire nous définit », a soutenu Guillaume Rivest, fondateur, directeur général et copropriétaire d’Exode Bâtisseur d’Aventures, lors de la conférence de presse. Et avec les 22 000 lacs de la région, l’équipe a misé sur ce côté « indomptable » de la région. « Plutôt que d’essayer de plaire au plus grand nombre, l’Abitibi-Témiscamingue gagnerait à célébrer ce qui la rend unique. Notre territoire, notre climat, notre nature, les personnes qui ont choisi de s’enraciner chez nous… ce sont eux qui nous définissent », est-il mentionné dans le communiqué.

Le nouveau logo de l’Abitibi-Témiscamingue a été dévoilé. (Photo : Le Citoyen — Joanie Dion)
Un nouveau logo
En alliant le « A » et le « T » d’Abitibi-Témiscamingue sur fond orangé, le logo assure un rappel toponymique de la région et d’une couleur portée et vue partout sur le territoire, notamment un clin d’œil aux vêtements des chasseurs ou à ceux des pagayeurs. Les « motifs et textures ont été conçus en s’inspirant des lignes topographiques de différents cours d’eau régionaux. »
En somme, ces démarches serviront comme « un guide pour le futur — même si on a bien fait dans le passé », résume M. Poitras. « Quand on reçoit des journalistes, ils sont étonnés de la région. Ils disent : “Ma foi, j’aurais dû venir avant. J’en apprends, je redécouvre. Ce n’est pas si loin que ça. Il y a donc bien des choses à faire !” C’est ça qui est beau. Notre territoire n’est pas connu encore. Elle est jeune, notre région. On a tout à faire, on a tout à gagner. »