Le premier avril dernier, la Ville de Val-d’Or annonçait un rappel concernant les réglementations entourant l’usage des maisons unifamiliales. Constatant l’augmentation de l’aménagement de chambres pour travailleurs dans ces résidences, la municipalité a envoyé une lettre à l’ensemble des propriétaires du territoire afin de lancer un rappel à l’ordre concernant les règles déjà établies. Les propriétaires visés auront jusqu’au 1er juillet 2027 pour se conformer à la loi.
Depuis longtemps, à Val-d’Or, il existe des règles concernant les maisons unifamiliales : un maximum de deux chambres peut être loué dans une résidence occupée par le propriétaire et l’exploitation des maisons pour chambreurs est permise dans les secteurs où que le zonage l’autorise. Avec l’augmentation de la pratique illégale observée par la Ville de Val-d’Or, il n’y aura plus de tolérance dès le 1er juillet 2027. Les contrevenants écoperont d’une première amende de deux milles dollars, suivi d’un avis d’infraction. Si un propriétaire ne se conforme pas après le premier avertissement, d’autres amendes seront émises et elles seront de plus en plus salées. D’ailleurs, Serge Allard, maire de la Ville de Val-d’Or assure que « Si les gens ne se conforment pas, il y aura un deuxième constat d’infraction qui sera le double [du premier]. On espère de ne pas avoir besoin de se rendre là. On donne quand même une longue période de temps [pour se conformer].»
Même si le nombre de maisons non-conformes est difficile à évaluer, le maire de la Ville estime qu’il y en aurait entre une cinquantaine et une centaine. La municipalité s’en est aperçue grâce aux enregistrements de maisons appartenant à des compagnies : « Il y a des multipropriétaires et c’est rare qu’une personne soit propriétaire de trois ou quatre maisons unifamiliales tout en demeurant dedans. » explique le maire de la Ville. De plus, le phénomène du fly in/fly out, également appelé navettage, amène beaucoup de travailleurs de l’extérieur et contribue à la problématique actuelle en les hébergeant dans les dites maisons.
Dans les secteurs familiaux de Val-d’Or, il est difficile de créer une bonne dynamique entre les familles et les travailleurs, selon M. Allard. Il souligne : « Nous voulons ainsi protéger la qualité de vie, la quiétude et le caractère familial de nos quartiers tout en préservant l’accès aux maisons unifamiliales pour nos familles. Les règles sont en place et elles doivent être respectées. Nous donnons le temps nécessaire pour se conformer, mais nous serons également rigoureux dans son application » En ville, il existe déjà des secteurs où qu’il y a des immeubles locatifs et des maisons de chambres autorisées. Le mot d’ordre est que les quartiers familiaux demeurent ce qu’ils sont : faits pour les familles.
La situation actuelle a atteint un point critique, car il y a une baisse de la population permanente observée dans la dernière année. En effet, les travailleurs de l’extérieur travaillent en région mais ils n’y résident pas, tandis que pour les citoyens actuels, certains quittent la municipalité pour s’établir ailleurs. Constatant la baisse actuelle, M. Allard affirme : « C’est sûr qu’il y a des problèmes associés à ça. On manquait de logements, on manque d’attractivité et de fierté. Il faut absolument ramener les gens chez nous. » Malgré tout, il confirme que la Ville veut garder ces citoyens, et ce, en construisant plus de logements et des maisons abordables, et en rendant Val-d’Or plus attrayante, où qu’il y fait bon de vivre.
Tandis que le Ville et les mines discutent pour trouver des solutions auprès des travailleurs non-résidents, la collaboration de la municipalité avec l’Office du tourisme et des congrès de Val-d’Or offre une alternative avec les hôteliers pour répondre aux besoins d’hébergement. Aussi, Le maire, M. Allard, propose les nouvelles constructions comme résidences pour la main-d’œuvre de l’extérieur : « On a construit 1 200 unités dans les dernières années […] Et on a deux développements de quartier qui s’en viennent sur la rue Giguère jusqu’au Boulevard Barette, qui sera un quartier locatif. » termine-t-il.
À compter du premier de juillet 2027, les maisons unifamiliales transformées en maisons pour travailleurs ne seront plus du tout tolérées. La Ville veut s’assurer que la réglementation, déjà mise en place depuis longtemps, soit respectée par les propriétaires de ce type de résidence. Il faut rappeler que la location de deux chambres est permise et que les maisons de chambres sont autorisées dans les secteurs comprenant un zonage spécifique. Autrement, des avis d’infraction seront émis pour les propriétaires non-conformes.