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La beauté des contrastes selon Gabriel Côté

13 avril 2026

par : Joanie Dion

photo : Gabriel Côté en action (Photo : Élisabeth Carrier)

L’auteur-compositeur-interprète palmarollois Gabriel Côté a lancé son mini-album le 9 avril dernier. Titré À nuit égale, le EP représente pour l’artiste un exutoire sur une dualité bien précise, soit celle du beau dans le mauvais, comme du laid dans le bon.

Pour Gabriel Côté, À nuit égale s’inscrit d’abord comme une réflexion sensible sur les contrastes du quotidien. Derrière la métaphore printanière évoquée par le titre, l’artiste explore surtout cette cohabitation constante entre lumière et noirceur. « Dans les jours sombres, il y a des beaux moments et, même dans le bonheur, il y a toujours une petite mélancolie », résume-t-il. Une dualité qui traverse autant les textes que les ambiances musicales du EP.

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Conçu en grande partie durant la saison hivernale, le projet porte les traces de cet isolement et de cette introspection propre aux mois plus froids. L’auteur-compositeur-interprète y voit d’ailleurs un exutoire nourri par un « hiver interminable » et par les réflexions qu’il inspire. Ce contexte teinte inévitablement l’écriture, donnant naissance à des pièces où la vulnérabilité côtoie l’espoir.

Mais au-delà des thèmes, c’est aussi dans sa fabrication que À nuit égale se distingue. Loin des standards souvent coûteux de l’industrie musicale, Gabriel Côté a choisi une approche résolument artisanale. Enregistré et mixé à la maison — parfois même à partir d’un simple îlot de cuisine —, le mini-album assume pleinement ses imperfections. « La musique sort de mon quotidien », explique-t-il, évoquant avec humour la possibilité d’entendre un réfrigérateur en trame de fond.

Gabriel Côté couverture d'album

Couverture officielle du EP À nuit égale. (Photo : Alexandra Laroche)

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Multi-instrumentiste autodidacte, Gabriel Côté adopte également une approche intuitive en studio, multipliant les essais et les ajustements. Le processus de mixage, parfois laborieux, devient ainsi une étape presque obsessive, ponctuée de nombreuses versions et de pauses nécessaires pour reposer l’oreille. « C’est terminé quand ta blonde te dit : « Là, Gab… c’est la même affaire depuis hier, c’est correct » », confie-t-il en riant.

Cette recherche d’équilibre se reflète directement dans la structure même du EP. Certaines pièces, comme Les racines de l’oubli, plongent dans une noirceur assumée avant de laisser entrevoir une lueur d’espoir. D’autres, comme À nuit égale et Le soleil est encore là, illustrent cette dualité jusque dans leur conception, ayant d’abord été pensées comme une seule et même chanson. Le passage d’une composition plus chaotique et dissonante vers une approche pop-folk plus lumineuse incarne cette transition entre ombre et clarté.

En somme, À nuit égale se veut aussi un rappel à l’espoir dans un contexte marqué par l’incertitude. Sans nier les difficultés ambiantes, Gabriel Côté invite à porter attention aux moments de lumière qui persistent. « Il y a des journées froides et sombres, autant réellement que métaphoriquement. Mais éventuellement, le bonheur revient. »

Le mini-album de Gabriel Côté est disponible sur YouTube et Bandcamp.

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