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Création, surprises et convivialité au Show de La Motte

10 avril 2026

par : Joanie Dion

photo : Danaë Ouellet et Pierre Labrèche devant le Centre communautaire de La Motte, tenant l’affiche du Show de La Motte. (Photo : Ariane Ouellet)

Le samedi 25 avril, le centre communautaire de La Motte accueillera la 28e édition du Show de La Motte, présentée sous le thème Caller l’printemps. Avec une brochette d’invités diversifiée, le spectacle s’annonce florissant, « vivant et rassembleur ».

C’est à la moitié de la décennie des années 1990 que la première édition eut lieu. Organisé originalement par un groupe d’amis, l’objectif était de renflouer les coffres à la suite des festivités du 75e anniversaire de la municipalité. « Ça a tellement été plaisant qu’ils ont décidé de continuer, d’année en année, de réinviter des gens », souligne Pierre Labrèche, co-organisateur et animateur de la 28e édition.

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En invitant Abat-Jour (musique), Céline Lafontaine et Suzette Chaussette (conte), la chorale Les Têtes fleuries (chant), Marie-Hélène McGuire Lavoie et Vincent Khi (musique), Mélanie Roberge (musique), Nicolas Lauzon (poésie), Paul Ouellet (musique), Pier Tanguay (musique), l’organisation s’assure d’une programmation audacieuse avec des artistes venant d’un peu partout en Abitibi-Témiscamingue. « C’est un spectacle qui part dans toutes les directions », certifie-t-il.

La demande faite aux artistes est d’offrir un projet de leur cru, ce qui a fait en sorte que le spectacle est devenu, au fil du temps, un rendez-vous pour les amateurs de création. L’événement va trouver son public, tout autant que ses participants, sur tout le territoire témiscabitibien et propose « un lieu convivial de découvertes et de convergence » en entraînant les gens des villes dans la ruralité.

Afin de soutenir les activités de la communauté, La Pariole, l’organisme à but non lucratif qui chapeaute l’événement, redonne des fonds à certains autres organismes, comme au Comité des jeunes ou à la Route du terroir pour permettre un spectacle en fin de journée. Ainsi, une part financière est remise à la collectivité, tout en animant le milieu rural du village.

Même si le public ne connaît pas toujours les artistes ou pense ne pas avoir d’affinités pour un genre créatif en particulier, « une des particularités du Show de La Motte est l’écoute du public. Les gens viennent et ils sont avides d’entendre et de découvrir. »

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Mélanie Roberge 2023 | Le show de La Motte

Archive du Show de La Motte, où Mélanie Roberge jouait sur leur scène en 2023, et qui revient cette année. (Photo : Ariane Ouellet)

Partant d’un principe d’« invitations à l’aveugle », il n’est pas rare que l’organisation ait elle-même la surprise de découvrir les artistes la journée même lors des tests de sons en après-midi. « Nous, on se fait dire : “Heille! Avez-vous déjà entendu parler d’une telle personne?” Là, on se renseigne et, parfois, on n’a même pas entendu ce que la personne fait. On ne demande pas de nous envoyer une démo, ni de faire des auditions. On sait que le travail semble intéressant », confie l’animateur-conteur.

Les artistes profitent ensuite d’un souper cuisiné et servi par des bénévoles dans le sous-sol du centre, créant avant même que le spectacle commence un esprit de convivialité. Ainsi, nul besoin de retourner chez soi et revenir entre la générale et le concert. « On se plaît à penser qu’on les met dans un contexte sympathique. »

Si le public pourrait craindre un spectacle décousu, vu la variété artistique proposée, Pierre Labrèche défend le contraire. « Mon travail, c’est de faire en sorte qu’il y ait un lien. On a une thématique chaque année et, moi, j’essaie de naviguer à travers la thématique et de rattacher chacun des fils à cette ligne rouge qui devient la trame du spectacle. De façon simple, j’essaie de faire en sorte que ce soit un peu humoristiques. Là, c’est la touche du conteur. »

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En callant le printemps, l’idée est de nourrir l’espoir. « Ça inspire l’espoir, le fait qu’on le sait que le printemps va revenir, qu’une nouvelle saison s’en vient, qu’il va y avoir de nouvelles énergies qui vont surgir un peu partout. En invitant tous ces gens-là à venir participer, on espère favoriser l’émergence de ce renouveau qui arrive chaque printemps. On a le bonheur, dans notre coin du monde, de vivre quatre saisons. Là, on le sent : il y a plein de monde qui ont parti leurs semis pour les fleurs et les jardins. C’est un peu ça, caller l’printemps », conclut M. Labrèche.

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