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Chefferie de la CAQ : Christine Fréchette de passage dans la région

9 avril 2026

par : Ricardo Jr Emmanuel

photo : Christine Fréchette, de passage dans la région accompagnée de Daniel Bernard, député Rouyn-Noranda-Témiscamingue (Crédit Photo : Le Citoyen - Ricardo Jr Emmanuel)

De passage en Abitibi‑Témiscamingue dans le cadre de la course à la chefferie de la Coalition Avenir Québec (CAQ), Christine Fréchette a rencontré les citoyens, militants de la CAQ et élus régionaux afin de présenter sa vision.

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Dans une entrevue accordée au Citoyen, accompagnée du député de Rouyn‑Noranda–Témiscamingue, la candidate a reconnu qu’un travail de reconstruction du lien de confiance devra être mené avec les électeurs, tout en se disant optimiste quant aux chances de la CAQ de conserver ses appuis en région lors des prochaines élections.

« Il y a une confiance à rebâtir avec les Québécois, mais la course au leadership donne l’occasion de présenter une offre renouvelée […]. Avec la fin de la course qui culminera dimanche 12 avril et à partir de ce moment-là, on va pouvoir élaborer, présenter, incarner un changement que les Québécois vont pouvoir apprécier. On sent déjà beaucoup d’effervescence sur le terrain », affirme Mme Fréchette.

Selon Christine Fréchette, le changement de leadership au sein de la CAQ ouvre la porte à une nouvelle orientation, dans un contexte où les électeurs se montrent prudents face aux alternatives politiques actuelles. Interrogée sur ses ambitions pour l’Abitibi‑Témiscamingue, Mme Fréchette a insisté sur la nécessité de protéger les emplois, particulièrement dans un contexte de guerre tarifaire avec les États‑Unis, et de diversifier les marchés d’exportation. « Les entreprises exportatrices sont nombreuses ici, notamment dans le domaine forestier. Il faut les soutenir et continuer à ouvrir de nouveaux marchés ailleurs qu’aux États‑Unis », a‑t‑elle expliqué, rappelant que le Québec avait été parmi les plus rapides à mettre en place des programmes d’aide aux entreprises.

La candidate propose également d’importantes améliorations aux services publics, en santé et en éducation. Elle souhaite notamment accélérer la construction d’écoles en faisant davantage appel au secteur privé et augmenter significativement les services de soutien à domicile pour permettre aux aînés de rester chez eux plus longtemps.

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Questionnée sur la possibilité de nommer un nouveau ministre responsable de l’Abitibi‑Témiscamingue si elle devenait première ministre, Christine Fréchette s’est montrée prudente, sans toutefois écarter l’idée. « Ce n’était pas dans mes plans », a‑t‑elle admis, précisant qu’elle n’envisageait pas de reconduire automatiquement François Legault dans ce rôle. Sans avancer de nom, la candidate a insisté sur l’importance d’une représentation régionale au conseil des ministres. « Pour moi, ce qui compte, c’est que la région de l’Abitibi‑Témiscamingue soit bien représentée autour de la table », souligne-t-elle, laissant entendre que la réflexion demeure ouverte advenant son élection à la chefferie.

Retombées minières et attractivité régionale

La candidate à la Chefferie reconnaît qu’une réflexion doit être menée sur les retombées régionales, particulièrement dans le secteur minier. « C’est une région qui contribue énormément aux produits intérieurs bruts (PIB) du Québec. Il faut s’assurer que les retombées locales soient à la hauteur, tant pour les projets miniers que pour d’autres secteurs. » Pour elle, l’attractivité de la région passe aussi par de meilleurs services publics en santé, en éducation […], capables d’attirer et de retenir les travailleurs.

Un leadership rassembleur et une économie plus québécoise

« C’est sûr qu’on va travailler beaucoup sur le volet économique parce que la situation est préoccupante sur le plan économique […], ça va être essentiel de savoir tirer parti, trouver des opportunités dans la situation dans laquelle on se trouve. » Si elle est élue cheffe de la CAQ, Christine Fréchette promet un changement de style et un leadership axé sur la collaboration entre les milieux économiques, académiques et institutionnels. Elle souhaite également québéciser davantage les chaînes d’approvisionnement gouvernementales. « Actuellement, moins de 50 % des contrats gouvernementaux vont à des entreprises québécoises. Je veux porter cette proportion à 60 % lors du prochain mandat », indique-t-elle, lançant aussi un appel aux municipalités et aux institutions pour faire de même.

Fonderie Horne et immigration : prudence et transition

Au sujet de la Fonderie Horne, Christine Fréchette privilégie une approche d’équilibre entre la protection de la santé publique et le maintien des emplois. « C’est un employeur majeur. Non seulement ici, mais dans l’est de Montréal également. Des règles doivent être respectées, mais nous avons accordé une période de transition supplémentaire pour permettre à l’entreprise de s’y conformer », précise-t-elle, se disant également en attente d’un engagement du gouvernement fédéral. Sur le dossier de l’immigration et du Programme de l’expérience québécoise (PEQ), la candidate propose une période transitoire de deux ans permettant l’utilisation conjointe du PEQ et du nouveau programme PSTQ. « Des travailleurs ont été pris de court par la fermeture soudaine du PEQ. Il faut leur offrir de la prévisibilité et une période d’adaptation », a‑t‑elle affirmé.

Advenant son élection à la chefferie, mise à part de préparer le caucus et le conseil des ministres et travailler à l’unité du parti, Christine Fréchette affirme que son premier geste sera en faveur de la jeune génération. « Je veux faciliter l’accès à la propriété pour la jeune génération. Je m’engage à rembourser la taxe de bienvenue en tout ou en partie pour les premiers acheteurs dépendamment du prix qui sera payé en termes de taxe de bienvenue et à bonifier les programmes de logements abordables, partout au Québec, y compris en région », a‑t‑elle conclu.

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