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Enquête, vapeur et secrets : plongée dans L’échiquier noir

8 avril 2026

par : Joanie Dion

photo : Couverture officielle de L’échiquier noir (Photo : Gracieuseté)

Charles Delisle signe un premier roman intitulé L’échiquier noir. L’œuvre s’inspire de la fin du 19ᵉ siècle et revisite l’époque de la révolution industrielle londonienne dans un style steampunk, un genre qui se distingue notamment par la mise en avant de technologies à vapeur.

Derrière cette première publication se cache une passion qui remonte à l’enfance. « J’écris depuis très longtemps », confie l’auteur, qui se souvient encore de ses premiers pas en écriture, alors qu’il était en deuxième année du primaire. Déjà, il imaginait de courtes histoires, dont une inspirée de Frankenstein. Avec les années, ce désir d’écrire ne l’a jamais quitté, jusqu’à ce qu’il décide, récemment, de se lancer dans un projet plus ambitieux. « À un moment donné, je me suis dit que je voulais vraiment en écrire un », explique-t-il. Ce projet s’est concrétisé l’an dernier, lorsqu’il a complété son tout premier roman.

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L’échiquier noir s’inscrit dans un univers à la fois sombre et intrigant. L’histoire suit un détective évoluant dans un Londres revisité, où les codes de la révolution industrielle se mêlent à une esthétique steampunk. Au cœur du récit, une enquête criminelle mène le personnage à soupçonner l’existence d’une organisation secrète bien implantée dans la ville. Mais au-delà de l’intrigue policière, le roman explore une dimension plus intime.

« C’est un détective qui apprend à se connaître lui-même », souligne Charles Delisle. Le personnage principal, marqué par un passé complexe, entame une quête identitaire. À travers ses enquêtes, il est confronté non seulement à des mystères extérieurs, mais aussi à ses propres émotions. Entouré d’alliés, anciens comme nouveaux, il tente de comprendre qui il est réellement. Cette dualité entre enquête criminelle et exploration intérieure constitue l’un des fils conducteurs de l’œuvre.

Ces thèmes ne sont pas anodins pour l’auteur. Ils font écho à son propre parcours personnel. « J’ai moi-même eu beaucoup de questionnements avec mes émotions », livre-t-il. L’écriture du roman s’est ainsi transformée en un processus introspectif. Dans les premières pages de l’ouvrage, une dédicace particulière illustre ce lien étroit entre l’auteur et son personnage. Charles Delisle y remercie son personnage, affirmant que, bien qu’il soit fictif, il l’a aidé à mieux se comprendre et à guérir certaines blessures du passé.

Sur le plan esthétique, l’auteur revendique une approche qui mêle réalisme historique et éléments plus imaginaires. S’il s’inspire de la fin des années 1800, il y intègre aussi des touches de dystopie et de surréalisme. Parmi celles-ci, des inventions improbables, comme un véhicule capable de léviter grâce à la vapeur. « Ce sont des technologies anciennes, mais à la fois futuristes », résume-t-il. Cette hybridation contribue à créer un univers singulier, propre au steampunk.

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Pour publier son œuvre, Charles Delisle a choisi la voie de l’autoédition. Après avoir soumis son manuscrit à quelques maisons d’édition, il s’est rapidement rendu compte des délais et des défis liés au milieu. « Sans agent, et en commençant, ça peut être assez difficile », note-t-il. Soucieux de rendre son livre accessible rapidement, il s’est tourné vers la plateforme Amazon, qui permet aux auteurs de publier leur travail de manière autonome.

Le processus, selon lui, s’est révélé simple et efficace. « Je donne les informations du livre, j’envoie le manuscrit, je règle quelques paramètres », explique-t-il. Une fois les vérifications effectuées, l’ouvrage est mis en ligne. L’auteur a également pu concevoir et intégrer sa propre couverture, ajoutant une touche personnelle à son projet. Bien qu’il n’exclue pas une éventuelle collaboration avec une maison d’édition à l’avenir, il se dit satisfait de cette première expérience.

Avec L’échiquier noir, Charles Delisle s’adresse à un public amateur de mystères et d’énigmes. Les lecteurs friands de récits policiers, de détectives et d’univers immersifs devraient y trouver leur compte. Pour cet auteur émergent, ce premier roman marque surtout le début d’une aventure littéraire où l’imaginaire et l’introspection se rencontrent.

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