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Certains travailleurs étrangers temporaires bénéficient un sursis d’un an

18 mars 2026

par : Ricardo Jr Emmanuel

photo : Un gain d’un an, mais un enjeu toujours entier. (Photo gracieuseté /Unsplash).

Le gouvernement fédéral prolongera de 12 mois les permis de travail des travailleurs étrangers temporaires ayant été invités dans le cadre du Programme de sélection des travailleurs qualifiés (PSTQ), ce vendredi 13 mars. Par la suite, plusieurs organisations économiques et municipales du Québec saluent l’annonce d’Ottawa.

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Les chambres de commerce de l’Abitibi-Témiscamingue et la Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ) ont toutes réagi à l’annonce d’Ottawa concernant le dossier des travailleurs étrangers au Québec. Cette nouvelle mesure temporaire prise par le Fédéral vise à aider le gouvernement du Québec à retenir les travailleurs qualifiés en voie d’obtenir la résidence permanente.

Les chambres de commerce de l’Abitibi-Témiscamingue et la Fédération des chambres de commerce du Québec soulignent que le problème de fond n’est pas réglé. De plus, les travailleurs non admissibles au PSTQ n’en bénéficieront pas et les assouplissements au PTET excluent de nombreuses régions.

« En Abitibi-Témiscamingue, nos entreprises vivent une pression immense liée au manque de main-d’œuvre, et les travailleurs étrangers temporaires jouent un rôle essentiel pour maintenir nos activités économiques. Le sursis d’un an annoncé aujourd’hui offre un répit, mais il ne règle en rien l’incertitude qui plane sur nos organisations et sur les travailleurs eux-mêmes. Notre région a besoin de mesures stables, prévisibles et adaptées à sa réalité, afin que nos entreprises puissent planifier leur croissance et que les travailleurs puissent s’y projeter durablement », a affirmé Sébastien Richard, représentant des chambres de commerce de l’Abitibi-Témiscamingue, par voie de communiqué.

Une mesure provisoire, loin d’un vrai correctif

Les chambres de commerce de l’Abitibi‑Témiscamingue, appuyées par la FCCQ, pressent Ottawa d’agir pour s’attaquer au cœur du problème de pénurie de main‑d’œuvre. Elles réclament que le gouvernement fédéral prolonge les permis de travail de tous les travailleurs étrangers actuellement en poste au Québec, aussi longtemps que les entreprises en auront besoin.

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Avec 1,3 million de postes appelés à devenir vacants au cours des dix prochaines années, rappellent-elles, l’économie québécoise ne pourra se passer de cette main-d’œuvre pour soutenir ses projets de développement.

Québec est également interpellé. Les organisations demandent au gouvernement provincial d’augmenter les seuils d’immigration permanente et de rétablir un programme d’immigration stable et prévisible, à l’image de l’ancien Programme de l’expérience québécoise (PEQ).

« Nous demandons au gouvernement fédéral d’agir depuis les restrictions au PTET imposées unilatéralement à l’automne 2024. L’annonce d’aujourd’hui arrive très tard et est limitée dans son ampleur, mais elle témoigne d’une prise de conscience qui est bienvenue. En revanche, ce que dont les entreprises et les travailleurs ont besoin, c’est de la prévisibilité, et un sursis d’une année seulement ne leur offre pas cela. Dans un an, on va revivre la même crise : tous les travailleurs non sélectionnés au PSTQ feront face à la même échéance qu’aujourd’hui. En excluant des assouplissements au PTET la plupart des grandes villes du Québec, on fragilise encore plus les entreprises qui s’y trouvent », a mentionné Véronique Proulx, présidente-directrice générale de la FCCQ, par voie de communiqué.

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