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Une délégation de l’Abitibi-Témiscamingue participe au Forum pour les communautés forestières

13 mars 2026

par : Journaliste

photo : Photo archives

Une délégation de l’Abitibi-Témiscamingue, formée de préfets, de directeurs généraux et d’acteurs clés en foresterie du milieu municipal, participe cette semaine au Forum pour les communautés forestières organisé par la Fédération québécoise des municipalités (FQM).

Par sa participation à ce forum, le Conseil des Préfets de l’Abitibi-Témiscamingue souhaite réaffirmer que l’avenir de la forêt constitue une priorité régionale incontournable.

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« Avoir une présence forte à ce forum nous permet comme région de renforcer nos alliances, d’être aux premières loges pour entendre et influencer le discours politique ainsi que pour accéder à des pôles d’expertise privilégiés. Nous le martelons depuis bientôt un an : l’Abitibi-Témiscamingue possède des réalités régionales qu’il faut prendre en considération et notre industrie forestière n’y échappe pas. Ce forum est donc l’endroit tout indiqué pour faire valoir notre voix et défendre nos priorités », affirme le président de la CPAT et maire de Rouyn-Noranda, Gilles Chapadeau.

Il est important de rappeler que l’industrie forestière témiscabitibienne constitue un pilier majeur de l’économie de la région, mais également de celle du Québec. Elle génère à elle seule plus de la moitié du PIB forestier provincial. Le secteur forestier de la région représente 6 % des emplois forestiers du Québec et en 2019, c’est 20 municipalités de la région qui présentaient une part de l’emploi forestier supérieure ou égale à 10 %.

« Nous avons un savoir-faire et nous sommes performants sur le plan technique dans plusieurs aspects, mais le véritable enjeu réside dans la vulnérabilité de notre modèle. Notre délégation démontre une volonté de valoriser notre expertise régionale, d’innover et de s’engager collectivement à trouver des pistes de solutions pour générer des retombées significatives pour nos communautés locales. La question forestière dépasse le seul cadre industriel : elle est intimement liée au développement et à l’avenir de notre territoire », ajoute Martin Lefebvre, vice-président de la CPAT et préfet du Témiscamingue.

De son côté, la préfète de la MRC de La Vallée-de-l’Or s’est dite ouverte à explorer toutes les pistes qui pourraient contribuer à diversifier le secteur forestier. Toutefois, elle estime que sans les moyens adaptés et un cadre favorable, il sera difficile de transformer ces idées en actions porteuses pour les entrepreneurs, les travailleurs et l’ensemble des communautés. « Nous ne pouvons passer sous silence que les nouvelles restrictions en matière d’immigration fragilisent encore davantage nos usines forestières, qui, sans les travailleurs étrangers, sont sérieusement menacées dans leur capacité d’opérer », ajoute-t-elle.

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Par ailleurs, le ministre des Ressources naturelles et de la Forêt, Jean-François Simard a annoncé à la fin février des assouplissements réglementaires forestiers dans le cadre de l’étude du projet de loi 11. À cet effet, il prévoit lancer un appel à projet-pilote auquel l’Abitibi-Témiscamingue entend répondre présente.

« Les amendements au projet de loi 11 démontrent une ouverture du gouvernement, mais au-delà d’ajustements ponctuels, il n’en demeure pas moins que l’industrie forestière a besoin d’une véritable réforme en profondeur. Il existe des variables que nous ne contrôlons pas — les marchés, les tarifs, la conjoncture internationale — et nous devons avoir un portrait réaliste de la situation. Mais ce que le gouvernement peut et doit faire, c’est offrir cette prévisibilité essentielle aux entreprises afin de leur permettre de planifier, d’investir et d’assurer la vitalité économique de notre région », mentionne le préfet de la MRC d’Abitibi, Sébastien D’Astous.

Tenant compte des aléas politiques jumelés à la conjoncture économique, l’industrie forestière en Abitibi-Témiscamingue traverse une période particulièrement difficile. Jaclin Bégin, préfet d’Abitibi-Ouest, estime que la région joue un rôle stratégique dans l’avenir forestier du Québec et de fait, ils sont prêts à prendre leur part des solutions, à innover et à collaborer avec l’ensemble des partenaires. Mais il faut maintenant un signal politique clair pour assurer une foresterie durable, compétitive et véritablement créatrice de richesse pour nos communautés.

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