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Hausse des prix du carburant : les producteurs agricoles commencent à s’inquiéter

6 mars 2026

par : Journaliste

photo : Les producteurs agricoles de l’Abitibi-Témiscamingue s’inquiètent. (Crédit Photo : photo gracieuseté)

Alors que le Moyen-Orient est en proie à un conflit majeur, les producteurs agricoles de l’Abitibi-Témiscamingue surveillent de près ces tensions géopolitiques qui risquent d’occasionner une augmentation fracassante des coûts de production pour les entreprises agricoles.

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Pour les producteurs, le diesel et le propane traversent littéralement toute la chaîne de production. Ils demeurent des intrants essentiels. Contrairement à d’autres secteurs de l’économie, les producteurs agricoles détiennent très peu de moyens pour absorber ou transférer ces hausses de coûts. « Les producteurs agricoles doivent composer avec des marchés mondiaux et des marges déjà très serrées. Le revenu net des producteurs et productrices a beaucoup chuté depuis 2023. Une nouvelle flambée des prix de l’énergie pourrait rapidement se traduire par une pression financière supplémentaire pour plusieurs entreprises agricoles », souligne le président de la fédération régionale de l’Union des Producteurs agricoles régionale (UPA), Pascal Rheault.

La taxe carbone au centre des préoccupations

Dans un contexte pareil, le milieu agricole réitère la nécessité pour le gouvernement du Québec de corriger l’iniquité liée à la tarification du carbone.

Face à cette pression, l’UPA réclame d’abord un allègement fiscal. « Depuis 2015, les producteurs agricoles ont payé plus de 550 millions de dollars alors l’Union des producteurs agricoles requiert que ces sommes soient retournées intégralement aux producteurs, afin de rétablir l’équité et préserver la compétitivité des fermes québécoises, particulièrement face à leurs concurrents ailleurs au Canada et en Amérique du Nord », fait observer UPA.

La première chose : il faudrait que la taxe carbone soit enlevée par le gouvernement du Québec. « Idéalement, la bourse du carbone serait abolie, mais à défaut de son abolition, nous demandons que les sommes que les producteurs et productrices doivent payer dans ce programme leur soient retournées sous forme de différents programmes », précise M. Rheault.

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RJE-UPA 2

Pascal Rheault, président de la fédération régionale de l’UPA (Crédit photo : Le Citoyen — Ricardo Jr Emmanuel)

L’ajustement des coûts de production

Avec l’inflation persistante et l’augmentation des coûts des intrants, la fédération régionale de l’Union des producteurs agricoles demande au Centre d’études sur les coûts de production en agriculture (CECPA) d’actualiser rapidement les coûts de production. Ils sont utilisés dans les programmes de sécurité du revenu comme l’Assurance stabilisation du revenu agricole (ASRA) pour refléter la nouvelle réalité.

Rappelons que l’ASRA est un programme important et nécessaire pour les producteurs agricoles. « Si les programmes de sécurité du revenu ne tiennent pas compte des coûts réels que vivent les producteurs et productrices, ils ne jouent plus pleinement leur rôle de stabilisation du revenu », explique M. Rheault.

La viabilité du secteur agricole

Dans un contexte d’incertitude économique et géopolitique, soutenir la viabilité des entreprises agricoles est aussi un enjeu de sécurité alimentaire. « Les producteurs veulent continuer d’investir, de produire et de nourrir la population. Mais pour y parvenir, ils ont besoin d’un environnement économique qui tient compte de la réalité de leurs coûts de production. » Car, l’agriculture demeure un pilier économique et social dans la région.

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