Maude St-Pierre, photographe, s’est lancée une mission supplémentaire avec la création de son groupe privé sur Facebook, Empowerment au féminin, soit celle de rendre leur puissance et leurs droits aux femmes. Elle souhaite leur rappeler qu’elles ont le droit d’être qui elles sont, de le célébrer, de s’affirmer et de se faire confiance.
Le groupe existe pour toutes les femmes, autant pour celles qui se décrivent comme extraverties que pour celles qui se disent introverties. « Il y en a qui ne prennent pas de place, qui ne parlent pas nécessairement, qui ne commentent pas non plus, mais elles sont quand même là et voient ce qui se passe », souligne-t-elle. L’important, c’est « d’avoir un endroit où les femmes pouvaient se sentir entendues, soutenues, comprises, dans une bulle sans jugement. »
Mais comment l’idée est-elle venue de créer le groupe ? « Avec le boudoir, j’ai vu qu’il y avait beaucoup de femmes qui se jugeaient trop et qui se comparaient. J’avais envie de créer un espace où on pouvait partager nos expériences, partager nos défis et nos victoires et se rappeler qu’on est capables. C’est une place pour qu’on puisse s’élever et aller de l’avant entre femmes. On est une belle communauté de femmes. »
Maude St-Pierre s’assure en filtrant elle-même les demandes d’adhésion au groupe afin que ce soit un lieu où le sentiment de sécurité et de non-jugement prime. « C’est sûr aussi que je fais la gestion du groupe pour être sûre que tout ce qui se passe soit bienveillant, que tout le monde ait des commentaires positifs. Ce n’est jamais arrivé que j’aie à exclure des gens du groupe ou que des personnes malintentionnées soient rentrées dans le groupe. »
Malgré les nombreuses publications réalisées à ce jour, des défis continuent de s’observer à travers les commentaires des membres, et c’est sur l’amélioration de ces sentiments que Maude St-Pierre tend. « Ce que je vois surtout au niveau des femmes, c’est souvent beaucoup d’autojugement, d’autosabotage, de critiques négatives, de commentaires négatifs envers elles-mêmes. Ce que je vois aussi dans le groupe, c’est que ces mêmes femmes-là sont celles qui vont aller donner des commentaires bienveillants sur les publications des autres, sur les photos des autres, mais qui ont tellement de misère à se dire ces messages-là à elles-mêmes. »
L’objectif général derrière ses publications, « c’est de changer leur perception et leur image d’elles-mêmes. Souvent, on est ancrées dans une même vision de nous-mêmes. On est les meilleures pour se critiquer et s’autosaboter, mais, quand on voit notre meilleure amie, notre fille, notre mère, on a un discours totalement différent et on est capables d’être bienveillantes et de leur donner plein d’amour. Parfois, le faire pour soi-même, c’est plus difficile. »
Si elle avait un message à transmettre aux jeunes filles, ou même à ses propres filles ? « Je dirais de commencer par s’écouter, de se faire confiance, de savoir qu’on n’a pas besoin d’être parfaites tout le temps pour avoir de la valeur, de se respecter aussi, de s’entourer de personnes qui nous font sentir bien, qui nous élèvent, qui nous permettent d’avancer. »
Sa définition de l’empowerment
« C’est peu une puissance au féminin, de donner le droit aux femmes de s’affirmer, de croire en elles, de célébrer qui elles sont vraiment en tant que femmes. De se rappeler, aussi, ensemble qu’on compte, que ta voix compte et que tu peux vraiment être libre d’être qui tu veux. »