À la suite de la proposition concernant la modification des ordres d’enseignement de l’école de Barraute d’ici l’année scolaire 2026-2027, plusieurs citoyens du secteur de Barraute se mobilisent dans le dossier de l’école secondaire Natagan.
La proposition du Centre de services scolaire Harricana (CSSH) prévoit une nouvelle organisation scolaire. D’abord, le maintien du préscolaire ainsi que des 1er et 2e cycles du primaire à Notre-Dame-du-Sacré-Coeur de Barraute. Ensuite, le regroupement des élèves de 5e et 6e années du primaire avec ceux de 1re, 2e et 3e secondaires à l’école secondaire Natagan. Puis, le transfert des élèves de 4e et 5e secondaires à l’école secondaire d’Amos.
Face à cette proposition, les citoyens s’opposent. « On est plus d’une vingtaine de citoyens de Barraute et ses environs qui ont décidé de se rassembler et d’unir nos forces et nos champs de compétences respectives dans le but d’amener des solutions pertinentes et proactives. C’est une démarche réfléchie […] et le comité a pris le recul nécessaire pour bien mener la concertation », mentionne Roxanne Morin, membre du comité. « On demande le statu quo bonifié pour les élèves des écoles locales, tout ceci dans l’idée de maintenir les élèves dans leur milieu de vie », précise-t-elle.
Depuis la dernière rencontre d’information qui s’est tenue la semaine dernière, le comité des citoyens entretient plusieurs rencontres de concertations avec des partenaires locaux et aussi au niveau de la province avec d’autres établissements scolaires qui ont vécu des enjeux similaires, mais qui ont pu maintenir leurs élèves dans leur milieu. « On travaille d’arrache-pied collectivement en ce moment pour amener des pistes de solution le 10 mars prochain lors de la consultation publique. »
Le but est de défendre les droits des jeunes, de les mobiliser dans leur meilleur intérêt parce que selon Mme Morin l’avenir d’un village passe par son école. « Notre but est de maintenir nos jeunes scolarisés dans notre municipalité, parce que pour nous […] Ça a des impacts directs sur la vitalité rurale. On évite les jeunes à quitter plus tôt, ça ralentit l’exode rural, on a des familles qui sont plus enclines à venir s’installer à Barraute ou encore rester ici si leurs enfants peuvent faire leur parcours scolaire au complet. Ça engendre aussi des retombées économiques. C’est important de maintenir une école ouverte, de garder également tous les niveaux ouverts », fait observer Mme Morin.
Une pétition pour renforcer leur démarche
À l’approche de l’assemblée publique, une pétition a été lancée samedi dernier sur la page Facebook de Roxanne Morin, membre du comité. Au moment d’écrire ces lignes, elle précise qu’elle a déjà recueilli environ 542 signataires et signale que la pétition est très complémentaire à leurs démarches.
« Elle vise à informer la population des enjeux actuels pour être que les gens concernés soient au courant [ça augmente la courroie de transmission]. Elle permet aussi de sensibiliser la population et à les rassembler. Pour nous, c’est la force du nombre qui va faire notre force », déclare-t-elle.
Beaucoup d’autres démarches sont envisageables, mais pour l’instant Mme Morin espère une ouverture de la part du Centre de service scolaire Harricana aux différentes propositions qui seront soumises. « On espère que nos propositions être étudiées et analysées ; et on croit qu’elles vont aussi répondre aux enjeux évoqués par le CSSH. »
Mme Morin lance un appel à tous les citoyens afin de signer la pétition pour démontrer massivement leur position face à la proposition du CSSH et elle invite aussi les citoyens à transmettre leurs commentaires à la CSSH avant le 25 mars prochain.