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Qu’on soit un écrivain en herbe ou en fleur

3 mars 2026

par : Joanie Dion

photo : « Quand on crée, on va à la rencontre de soi », affirme Joséane Toulouse. (Photo : Julie Fortier)

Le 15 mars prochain aura lieu un atelier d’écriture queer à Livresse, donné par Joséane Toulouse en collaboration avec la Coalition d’aide à la diversité sexuelle et de genre de l’Abitibi-Témiscamingue. L’objectif ? Être ensemble pour créer, s’exprimer et s’ouvrir à l’autre.

La mission de la Coalition c’est d’améliorer le bien-être et la santé des personnes de la diversité sexuelle et de genre. « Pour réussir cette mission-là, on fait une foule d’activités qui sont principalement orientées vers la défense de droits. […] Parfois, ce sera de la représentation politique pure et dure. D’autres fois, ce seront plus des activités comme on va le faire avec Joséane », déclare Julie Fortier, directrice générale à la Coalition d’aide à la diversité sexuelle et de genre de l’Abitibi-Témiscamingue.

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Non seulement le soutien de la Coalition complète l’atelier d’écriture queer gratuit de Joséane Toulouse en participant à la création d’un lieu sécuritaire et d’inclusion pour la communauté LGBTQ+ mais, surtout, « quand on s’exprime, quand on crée, on va à la rencontre de soi, en plongeant dans son monde intérieur et on va parfois découvrir des choses qui sont dans notre angle mort par l’expression artistique. Je crois que de partager ça ensemble, nos écrits et nos découvertes, ça vient encore plus amplifier la notion d’inclusion », livre Joséane Toulouse, écrivaine queer et anciennement coach d’écriture. « Être ensemble ça nous permet de nous rendre compte qu’on n’est pas seul(e)s », spécifie Julie Fortier.

Choisir un lieu qui s’inscrit dans la représentativité queer n’est pas un hasard. « Le fait d’offrir un atelier d’écriture dans un espace qui est coloré, qui est dans nos couleurs, qui a des drapeaux, qui a vraiment une mission d’inclusion, je crois que c’est vraiment bien. En plus, on est là pour écrire et on est entouré de livres. On est comme entouré d’une forêt d’écrivains qui ont manifesté leur créativité dans des livres qui sont publiés », explique Joséane Toulouse.

La présence d’allié(e)s est souhaitée. « On vient faire de la sensibilisation en même temps. On vient ouvrir la porte à des mondes intérieurs qui, parfois, ne s’expriment pas dans des lieux jugés fermés. C’est sacré un espace de rencontres et d’expression […]. Quand on crée, on ouvre des portes. Ce qui est peut-être ostracisé devient plus ouvert, plus souple », souligne Joséane Toulouse. « Je crois que c’est important de le dire que ça s’adresse à tous, qu’on soit un grand écrivain, qu’on soit un écrivain en herbe ou en fleur. »

Ce soutien devient nécessaire en raison de la pression sociale exercée sur la communauté. « C’est une façon aussi de reprendre le pouvoir, surtout pour les gens de la communauté queer, dans un contexte social qui est très difficile », précise Mme Fortier. « Il y a une montée des propos haineux dans les écoles secondaires au Québec, et il y a une étude qui est sortie là-dessus. C’est primordial de se dire qu’on existe et qu’on va rester là. »

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« Ça peut sembler banal, mais ça ne l’est jamais quand il est question de valider et d’appuyer le droit d’être soi », mentionne Joséane Toulouse. « La représentativité […] ça permet de se reconnaître dans une histoire sans qu’on ait besoin de se transposer. Longtemps, c’était nous qui devions nous transposer dans une histoire hétéro, par exemple. Alors que, là, c’est accessible à nous. On a des histoires qui sont vraiment pour nous, qui nous ressemblent, sans qu’on ait besoin de se transposer », ajoute Julie Fortier. « C’est le principe même de l’empathie. C’est d’être capable de se projeter dans l’autre et de comprendre ses émotions », conclut Joséane Toulouse.

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