Le 14 mars à venir, Elliot P. présentera le fruit de sa résidence créative en concert à l’Agora des arts de Rouyn-Noranda. Sa première partie sera assurée par une artiste locale qu’il avait envie d’inviter et qu’il respecte, Audrey Fluet.
Bien qu’il ne soit pas natif de la région, Elliot P. se considère bien plus « comme un Témiscamien qu’un Lavallois », ceci s’expliquant par les années de formation musicale passées au Témiscamingue. C’est un choix logique aussi, pour lui, de produire sa musique en région. « J’ai l’impression qu’il y a beaucoup d’opportunités et d’accessibilité, à Rouyn surtout. En Abitibi-Témiscamingue en général, je dirais que c’est très facile de s’essayer », confie-t-il.
Le spectacle qui viendra au terme de sa résidence de création sera joué à l’occasion du centenaire de la ville de Rouyn-Noranda. « Je me sens privilégié, c’est sûr, d’en faire partie. J’ai l’impression d’être un peu le cheveu sur la soupe, par contre, car je ne suis pas natif d’ici. Je vais essayer de rendre honneur au centenaire de cette ville-là. Mais c’est un bel honneur pour moi. »
Qu’il habite à Montréal ou en région, « j’ai l’impression que certains thèmes reviennent », misant sur leur universalité. « Il faut savoir que le premier EP que j’ai sorti a été enregistré au complet en 2020, pendant la pandémie, dans mon appartement à Montréal. J’ai appris sur le tas à enregistrer, à mixer… » Alors, son objectif avec la résidence de création sera de travailler à atteindre un son « le plus professionnel possible », mais également à peaufiner la mise en scène du spectacle. « Je vais travailler sur ce qui n’a pas vraiment pu l’être dans les espaces dans lesquels j’ai pratiqué dans le passé. L’éclairage, le déplacement sur scène, l’utilisation de l’espace, l’utilisation des temps où je ne chante pas pour bouger et interagir que ce soit avec les autres musiciens ou avec le public. »
Qui plus est, du nouveau matériel verra le jour. Le 6 mars, une nouvelle chanson sera lancée. « J’en ai sorti d’autres dans les derniers mois. Elles vont se retrouver sur un EP de quatre chansons. Donc, il en reste une à sortir après ça. […] Ça va définitivement faire partie du spectacle. »
« Le premier EP a été super auto-produit de chez auto-produit. Le deuxième est encore une fois auto-produit, mais il a été enregistré dans un studio professionnel. Il y a un réalisateur et un ingénieur. J’ai engagé un bassiste et un drummer. Ç’a apporté le niveau au cran d’après, quand même. Juste là, je considère que c’est une réussite », livre l’auteur-compositeur-interprète.
Ce qu’il souhaite faire vivre au public lors du spectacle ? « Qu’on sorte de là avec le sentiment qu’on est comblé émotionnellement. Que ce soit dans le rire, la tristesse, l’extase, l’excitation. »