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La Maison de naissances et de la petite enfance des Grands Pins inaugurée

18 février 2026

par : Daisy-Anne Gagné

photo : Lors de la coupe du ruban. (Photo : Le Citoyen - Daisy-Anne Gagné)

Inaugurée le 17 février dernier, la Maison de naissance et de la petite enfance des Grands Pins offre, depuis quelques mois, ses services de sage-femmes pour les familles de la Vallée-de-l’Or. Un long chemin a été parcouru pour la réalisation de ce projet, et ce, depuis la pétition lancée en 2015 par Objectif Sages-Femmes Abitibi-Témiscamingue (OSFAT).

En 2014, des mères du territoire de la Vallée-de-l’Or se sont ralliées afin de former le comité OSFAT. Se penchant sur différents enjeux de la région tels que le taux de natalité et le taux de population vulnérable, c’est le territoire de la Vallée-de-l’Or qui a été désigné pour recevoir leurs services. Un an plus tard, en 2015, une pétition ayant recueilli plus de mille signatures affirmait l’appui des citoyens de partout en région pour le développement des services de sages-femmes. Frédérique Cornellier, membre instigatrice d’OSFAT, se dit ravie du cheminement vers leur objectif commun : « Nous sommes émues et fières de voir notre rêve d’un lieu de naissance alternatif se concrétiser. Nous passons maintenant à une autre étape », affirme-t-elle avec émotion.

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Bien que l’OSFAT ait entamé les procédures pour la concrétisation de la Maison de naissance et de la petite enfance des Grands Pins, plusieurs acteurs du milieu de la santé ont contribué au projet : le CISSS-AT, la Fondation du Centre hospitalier de Val-d’Or, Sonia Bélanger, ministre de la Santé, ministre responsable des Aînés et des Proches aidants, ministre responsable des Services sociaux et ministre responsable de la région des Laurentides, notamment.

Chambre Maion des naissances

La chambre où se déroule les accouchements (Photo : Le Citoyen – Daisy-Anne Gagné)

Un long parcours et de nombreux défis

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Le projet de la Maison a officiellement été déposé devant le ministère de la Santé et des Services sociaux en 2021, où qu’on y inscrivait un rêve collectif. Toutefois, les démarches ont débuté bien avant. D’ailleurs, Caroline Roy, présidente-directrice générale du CISSS-AT se prononce sur les défis que la collectivité participant au projet a rencontrés : « Je ne pourrai pas tous les nommer […] mais il y a eu de nombreux défis, dont identifier le lieu d’une maison de naissance qui serait localisée à Val-d’Or, qui est maintenant dans la maison donnée par la famille Fernand-Cossette. Nous avons pu y faire des réaménagements pour offrir ce lieu à la population », souligne-t-elle.

Une inauguration significative

Le développement des services de sages-femmes intégrés au réseau de santé publique et services sociaux, déjà bien instaurés dans les autres régions, s’est fait tardivement en Abitibi-Témiscamingue. C’est pourquoi, parmi les communautés impliquées, les services de santé et les citoyens, l’inauguration d’une telle installation signifie une nouvelle offre services. Pour Mme Roy, la Maison est également un nouveau choix pour les familles : « L’hôpital est traditionnellement, depuis plusieurs années, un lieu d’accouchement pour les femmes de l’Abitibi-Témiscamingue. Avec l’offre de service Sages-Femmes, dans les derniers mois, nous avons pu développer les accouchements à domicile […] Et maintenant, c’est un nouveau lieu. Une maison de naissances à proximité de l’Hôpital de Val-d’Or, où nous avons la possibilité de pouvoir accueillir les femmes qui souhaitent et choisissent ce lieu pour leur accouchement et/ou pour suivre leur famille », termine-t-elle.

Caroline Roy Maison des naissances

Caroline Roy, PDG du CISS-AT, durant l’inauguration (Photo : Le Citoyen – Daisy-Anne Gagné)

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Naissances et suivis

La Maison est composée de six sages-femmes se partageant le travail, autant aux domiciles des familles que dans la Maison, une agente administrative et cinq aides natales. À ce jour, six bébés sont nés dans l’installation et il y a présentement trente femmes suivies par des sages-femmes de l’organisation.

D’ailleurs, Jessica Boulanger, la cheffe du département clinique de sages-femmes du CISSS-AT, décrit le lieu comme « un espace sécuritaire, confortable et familier, ressemblant à un domicile. » Elle assure aussi que « lorsqu’on est à un accouchement et que les femmes se sentent en sécurité et confortables, ça va soutenir le bon déroulement de l’enfantement ». Dans la Maison, le matériel utilisé par les professionnelles se trouve déjà sur place, tandis que pour les accouchements à domicile, il s’agit de s’organiser autrement : « On va voir leur maison, on leur remet le matériel et le jour de l’accouchement, on se déplace vers elles », explique Mme Boulanger.

Avec la bonne collaboration des services de santé et des sage-femmes, les familles du territoire de la Vallée-de-l’Or ont accès à plusieurs choix pour les naissances et les suivis. Après plusieurs années à travailler main dans la main et à surmonter certains défis, l’OSFAT, le CISSSAT et les autres organisations qui ont pris part au projet, ont finalement pu inaugurer le produit final : la Maison de naissance et de la petite enfance des Grands Pins.

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